(fil-fax 08/03/13)
Une concentration en tritium anormale de 40 becquerels par litre (Bq/l) dans les eaux souterraines du site de la centrale de Penly a été découverte par l’exploitant EDF et rendue publique par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) qui a demandé son classement comme « significatif pour l’environnement » sans qu’il ait de risque pour la santé. Le tritium est un élément radioactif produit lors de l’exploitation des centrales nucléaires. Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le seuil de potabilité de l’eau a été fixé à 10.000 bq/l. Dans un communiqué diffusé jeudi 7 mars, la direction de la centrale indique que toutes les autorités y compris la CLI (Commission locale d’information) « sont informées de l’évolution de la situation ».
C’est à la suite d’un contrôle réglementaire en octobre dans un puits de contrôle de qualité des eaux souterraines, que la présence de tritium a été constatée dans d’un bac de rétention. La centrale assure avoir lancé le contrôle des 37 bacs de conception similaire présents sur le site. « Leur vérification est toujours en cours et devrait être finalisée à la fin du mois de mars », précise le communiqué. Celui-ci ajoute les eaux souterraines ne font l’objet d’aucun usage direct, ni pour l’eau potable ni pour les besoins agricoles.
Informée de « l’événement » par la centrale le 13 février, la division de Caen de l’ASN a déclenché une inspection inopinée le 25 février. Dans son rapport, le chef de la division, Simon Huffeteau, fait état des « actions correctives prises à la suite de cet événement », d’une surveillance des eaux souterraines « au-delà des exigences réglementaires » . « Néanmoins, il apparaît que ces programmes de contrôle et de surveillance doivent être formalisés et que des actions correctives doivent être mises en oeuvre au regard des écarts relevés », indique M. Huffeteau. La lettre de l’ASN souligne « la transparence de l’exploitant et la disponibilité des agents ».