(fil-fax 07/03/13)
La caisse régionale de Crédit Agricole de Normandie-Seine (1.750 salariés) – qui recouvre le territoire de la Haute-Normandie – affiche des résultats 2012 orientés à la baisse mais ses dirigeants n’en demeurent pas moins sereins. Le produit net bancaire (PNB) consolidé est en baisse de 7%, de 378 à 351 M€ et le résultat net en recul de 10,5%, de 107 M€ à 96 M€. Pour autant, son directeur général, Frédéric Thomas, constate une « activité générale très bonne sur tous les secteurs », avec une progression de +3,2% des encours des crédits de la caisse régionale qui atteignent 9,8 milliards d’euros. L’encours de la collecte est passé de 12,2 Md€ en 2011 à 12,7 Md€ en 2012 (+3,8%). Hors participations notamment celles détenues au sein du Crédit agricole SA comme toutes ses collègues régionales, la caisse Normandie Seine a un PNB quasi stable en 2012, en léger recul de -0,6 % à 367 M€. « Les caisses régionales du Crédit agricole vont bien », résume Frédéric Thomas qui tient à dissocier ses comptes de la filiale nationale, Crédit agricole SA, qui a dû solder dans ses comptes 2012 des engagements à l’étranger, particulièrement en Grèce. Les régions étant solidaires, elles ont dû mettre la main au porte feuille. Pour les détenteurs de certificat coopératif d’investissement, l’année 2012 est positive puisque le cours est en augmentation de 2,1% à 59,98€. Et il sera proposé lors de la prochaine assemblée générale (le 28 mars), le versement d’un dividende de 4,97€ par titre soit un rendement annuel de 8,3%.
Dans un climat économique déprimé, le bilan affiché reste donc positif. Le seul gros bémol résonne dans le secteur de l’habitat où la demande de crédit a baissé de 25% par rapport à 2011. Un repli constaté par toute la profession, assure le Crédit agricole. Du côté des professionnels et des entreprises, « on ne constate pas une dégradation importante comme en 2008, 2009. Malgré la crise, le taux de risque est historiquement bas », observe Frédéric Thomas. La raison ? Les entreprises ont fait de gros efforts d’organisation et disposent en général d’une trésorerie « assez correcte ». Le début de l’année 2013 pourrait en revanche, révéler des « tensions nouvelles ».
Le secteur agricole ne représente plus que 10 à 12% de l’activité du Crédit agricole qui reste cependant de très loin la première banque du secteur. 2012 a été une année de « forte activité, avec des investissements importants ».
Du côté du financement des collectivités publiques, la caisse régionale se place au second rang – derrière la Caisse d’Epargne – avec un encours d’un milliard d’euros et 150 M€ d’engagements en 2012. « Nous continuerons mais nous ne souhaitons pas aller au-delà », explique Frédéric Thomas en décrivant un paysage profondément modifié par le retrait contraint de Dexia et l’arrivée de la Banque postale. Une position justifiée par la vocation première du Crédit agricole qui est de s’adresser à une clientèle de particuliers, de professionnels et d’entreprises.