Réforme des rythmes scolaires : Rouen bien seule…

La réforme des rythmes scolaires prend un tour politique, à Rouen (Illustration : Flick'r//cc/OliBac)

La réforme des rythmes scolaires prend un tour politique, à Rouen (Illustration : Flick'r//cc/OliBac)


La Ville de Rouen a organisé, lundi 4 mars, une troisième réunion de concertation, à l’Hôtel de Ville. Le maire PS, Yvon Robert – qui a succédé à l’actuelle ministre des Sports, Valérie Fourneyron – semble déterminé à mettre en place, dès la rentrée prochaine, la semaine de 4,5 jours voulue par Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation.
La Mairie de Rouen a prévu trois réunions d’information d’ici la fin mars, date à laquelle elle rendra sa copie.

 

« Si elle communique avant les vacances de Pâques, les familles auront 4,5 mois pour s’organiser d’ici la rentrée. Si l’option du mercredi est retenue, comment va-t-on s’organiser si le transfert des enfants vers le centre de loisirs n’est pas pris en compte ? Faudra-t-il prendre une nounou ? (Pourra-t-on en trouver une ?) Faudra-t-il se mettre à temps partiel pour gérer le mercredi ? », s’alarmait, il y a quelques jours, un père de famille de Rouen, sur 76actu.

« Le maire de Rouen confond vitesse et précipitation »

De nombreux parents et enseignants montent au créneau, depuis plusieurs semaines. Et la réforme prend un tour politique, à Rouen. La centriste, Catherine Morin-Desailly, sénatrice de Seine-Maritime et conseillère régionale estime, dans un billet sur son blog, que « le maire de Rouen confond vitesse et précipitation ».
La réforme des rythmes scolaires a décidément du plomb dans l’aile ! Après Strasbourg, Lyon et Dijon, une autre grande ville socialiste, la capitale de surcroît, pourrait ne pas appliquer la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a fait savoir sur Europe 1, lundi 11 mars, que cette réforme très controversée entrerait en application « dès que ça (pourra) être une réussite ».

Écoutez ses déclarations :

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Sa première adjointe, Anne Hidalgo, avait indiqué la veille que cette réforme devrait coûter de 30 à 40 millions d’euros par an à Paris.
En Seine-Maritime, Le Havre (UMP) a déjà annoncé qu’elle appliquerait la réforme seulement en 2014, car elle souhaite se donner le temps de la réflexion.
Même décision pour Dieppe (PCF) : « un temps qui permettra aux services de la Ville de préparer un projet précis et de lutter pour obtenir des moyens », explique la municipalité.

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