Un espace public laissé à l’abandon.

PLACE_19_AVRIL_44_1.jpgFaut-il y voir encore l’abandon progressif de notre espace public ? Depuis mardi, les statues créées par Dominique Denry, installées place du 19 Avril 1944, ont été retirées pour cause de vandalisme : bras du personnage féminin cassé à deux reprises, sexe d’un autre fracturé, cartouche détérioré…

 

Si on ne saurait dédouaner la municipalité d’un certain laxisme, là encore on pointera du doigt le manque de civisme et la bétise qui n’ont rien de potache, mais qu’on peut qualifier de casseur.

 

Nous nous en sommes plusieurs fois ici fait l’écho : à propos de la statue de Rollon, maintes fois vandalisée, du Gyro de Laurent Salsik caillassé, des bustes de Jean Marc de Pas… et à chaque fois, le constat d’une incapacité pour les élus en charge de l’espace public de prendre des initiatives pour limiter la casse, et que derrière leur image d’épinal de Rouen Impressionnée s’égrène une longue liste d’un espace public et d’un patrimoine laissés à l’abandon… Impressionné oui on l’est, mais par leur absence de réponse et leur résignation.

 

Nous le répétons : S’il n’est évidemmnt pas question de mettre une caméra ou un policier derrière chaque endroit susceptible d’être vandalisé, il est de notre devoir d’engager rapidement une réflexion et d’apporter des réponses.

 
En détériorant le mobilier urbain, les transports en commun, les façades de bâtiments… , les graffitis et le vandalisme en général  entraînent des coûts importants pour les collectivités locales et participent au sentiment d’insécurité dans certains quartiers. Des expériences menées ici et là (mais toujours pas à Rouen)  montrent qu’une lutte efficace contre les tags ou le vandalisme requiert des actions de répression mais aussi de prévention impliquant tous les services locaux concernés, les jeunes et la population sous forme de différentes actions possibles :

• Le nettoyage systématique et rapide des inscriptions et dessins décourage les graffiteurs et permet d’éviter l’effet tâche d’huile.

• Réglementer, identifier et poursuivre effectivement les auteurs des dégradations en leur réclamant entre autres, les frais de nettoyage.

 • Montrer l’exemple et ne pas lorsqu’on est élu et membre d’un parti politique s’affranchir de certaines règles en pratiquant l’affichage sauvage.

• Sensibiliser la population locale et l’impliquer dans la lutte contre le vandalisme.

• Développer des espaces de pratique légale de graffitis pour les jeunes voire leur confier des projets artistiques.

• Prendre en compte, dans les projets de réaménagement ou création d’espaces publics, des revêtements du mobilier urbain empêchant l’apparition des graffitis.

Quand une fois encore la municipalité socialiste-communiste-EELV se met la tête dans le sable en sacrifiant le respect de l’espace public en ne prenant pas des mesures qu’ils continuent à considérer comme liberticides quand chacun y verrait simplement des règles de bien vivre ensemble, il devient urgent de débattre et de tester aussi chez nous certaines pistes.

 

Tel sera en tout cas des propositions que nous ferons d’ici quelques mois dans le cadre de campagne que nous comptons mener pour les prochaines échéances municipales.

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