Rouen. Hockey, le défenseur Jonathan Janil se confie

Jonathan Janil est défenseur depuis trois ans au Rouen Hockey Elite 76  : il a déjà tout gagné avec le club haut-normand (photo Dvelec).

Jonathan Janil est défenseur depuis trois ans au Rouen Hockey Elite 76 : il a déjà tout gagné avec le club haut-normand (photo Dvelec).


76actu : Briançon, une équipe que Rouen connaît bien avec de bons résultats cette année face aux Diables. Comment voyez-vous cette demi-finale. Pensez-vous que Briançon appliquera un système de jeu différent pour affronter Rouen ?
Jonathan Janil :
On les a battus deux fois cette saison. On s’attend à deux matches serrés. Briançon est une équipe qui se retrouve toujours dans le carré final. On commence à bien les connaître, on s’attend à un match dur. C’est une équipe régulière et ce n’est pas parce qu’on a gagné deux fois que ce sera facile à Rouen. Mais je pense que ce sera une belle demi-finale. On n’a pas trop de questions à se poser, on connaît nos forces et nos faiblesses on sait qu’il va falloir y aller. Ce sera des matches intenses.
Pour le système de jeu, forcément, à chaque fois, les équipes essaient de s’adapter. Nous aussi, c’est de bonne guerre, mais on ne va pas bouleverser notre système de jeu pour autant. Ce sont juste des petites choses.

Ne pas perdre le rythme…

Comment vous préparez-vous personnellement, avant une demi-finale de play-offs ?
On a eu une semaine sans jouer depuis la victoire face à Morzine. Ce qu’il faut, c’est ne pas perdre le rythme des matches de play-offs, bien patiner à l’entraînement, bien récupérer, pour ne pas se faire piéger dès le premier match à Rouen.

Défenseur, c’est un des postes clés en hockey. Quels sont les échanges avec le gardien Fabrice Lhenry ?
Il faut déjà faire un bon travail avec le deuxième défenseur et aussi avec le gardien. On travaille les shoots de loin et on communique beaucoup avec lui : le gardien, c’est le troisième défenseur en fait. Avec Fabrice Lhenry, la communication se fait bien : il nous dit les choses, quand c’est bien ou pas bien d’ailleurs. L’avantage c’est qu’il voit l’ensemble du jeu, alors que nous, défenseurs, on ne voit pas toujours tout.

Face à Morzine, Rouen a mené souvent à l’entame du match, pour finalement se faire rejoindre en fin de partie, se mettant ainsi en danger. Comment expliquez-vous cela ?
On fait de bonnes entames de matches et ensuite on se met inutilement de la pression. On arrête de jouer, on lève le pied, on défend… alors qu’on ne devrait pas oublier que la meilleure des défenses, c’est l’attaque. Après, il faut positiver et se dire qu’on a su tenir et remporter les matches.

Angers n’est pas invincible

Tout le monde attend une finale Rouen/Angers… Si cela arrive, pensez-vous qu’Angers soit « prenable » en finale ?
Oui, Angers est prenable. C’est un groupe homogène mais on a montré qu’on pouvait les battre, en Coupe de la Ligue notamment. Si on les joue en finale, ce ne sera pas facile. Mais ce n’est jamais facile contre eux. C’est une équipe très physique. En plus, nous jouons sur une grande glace, eux sur une petite, donc ce sera difficile… mais nous n’en sommes pas encore là. On a une grosse demi-finale qui nous attend avant. Mais c’est sûr, on peut battre Angers. Ils sont allés jusqu’aux cinq matches en quart, face à Grenoble, alors qu’on les voyait archi-favoris. Ils ne sont pas invincibles.

Le début de saison de Rouen a été plutôt difficile. Comment avez-vous vécu cette situation, un peu inhabituelle à Rouen ? Y-a-t-il eu un déclic dans la saison ?
Je ne pense pas qu’il y ait eu vraiment un déclic dans la saison. Mais on a eu un gros changement d’effectif en défense. Ce n’est pas simple de tout mettre en place. Il y a des automatismes à reprendre. Tout ça est long. Ça prend du temps de trouver les bonnes paires de défenseurs et d’apprendre à se connaître. Au fil des matches et des grosses échéances, on a su se préparer. On s’est remis en question après les défaites, ça nous a aidé à relancer et on est revenu de l’avant-dernière place à la deuxième place, c’est une bonne chose. On a su récupérer notre faux pas du début de saison.

Je ne me lasse pas de gagner…

Avez-vous envie de prolonger à Rouen une quatrième saison ? Même si vous avez tout gagné ici, qu’est-ce que vous pouvez chercher à atteindre en plus ?
C’est vrai qu’avec le club de Rouen, j’ai eu la chance de tout gagner. Mais oui, j’aimerais rester. Je ne me lasse pas de gagner. Chaque trophée est différent. Si on gagne à nouveau la Coupe Magnus cette année, elle aura encore une saveur différente par rapport aux autres années. Il y a encore plein de choses à gagner avec ce groupe. On verra.

Jonathan Janil prévoit que les matches contre Briançon seront intenses (Photo : Sarah Villy).

Jonathan Janil prévoit que les matches contre Briançon seront intenses (Photo : Sarah Villy).


Vous êtes originaire de Caen. Votre club d’origine, c’est Caen… Un petit mot sur le maintien des Drakkars en Ligue Magnus ?
Je suis super content. À chaque fois, je me fais un peu chambrer dans le vestiaire parce que je suis toujours le premier à demander le résultat de Caen. J’ai beaucoup d’amis d’enfance qui jouent là-bas. Je suis plus que content de leur maintien en Ligue Magnus. Ils ont joué les play-down avec plus de régularité, ils avaient le niveau pour les play-offs. Mais je pense que la ligne Magnus est difficile. Le niveau augmente tous les ans et économiquement, ce n’est pas facile pour un club comme Caen, par rapport aux grosses écuries qui peuvent avoir des effectifs étoffés. Eux, ils ont juste trois lignes, la fatigue se fait ressentir plus vite et quand il y a des blessés, c’est un gros problème. C’est pour ça qu’ au final, c’est bien pour cette équipe de Caen. Ils méritent leur maintien.

  • Infos pratiques :
    Rouen-Briançon, vendredi 15 mars 2013
    Demi-finales de la Ligue Magnus
    20h30 à la patinoire de l’Ile Lacroix
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