Fabienne Geslain s’épanouit au Gaumont où elle exerce un métier de passion.
« Je suis une vraie amoureuse du cinéma avant d’être gestionnaire. » Professionnellement, Fabienne Geslain est une femme comblée. D’abord parce qu’elle a réussi à faire de sa passion, un métier. Enfin, parce que cet engagement lui a permis d’atteindre l’un des postes que la France a toujours du mal à confier à une femme, celui de directrice. Cette singularité, être une femme à la tête, elle n’en fait pas une différence, mais plutôt un atout.
« Dans un travail d’équipe dédié au métier de l’accueil et du service, l’approche féminine a plutôt ses avantages. »
Plus de patience et d’écoute, peut-être, un sens de l’esthétique plus affirmé… Fabienne Geslain, malgré tout, ne veut pas être catégorique.
« Je suis persuadée en revanche de mettre plus d’affect dans l’exercice de mon métier. Cela a bien des avantages, mais aussi des inconvénients. Et, ça, les hommes savent me le dire », rit-elle.
De la gestion et du rêve
En sa qualité de directrice du Gaumont des Docks, Fabienne Geslain est d’abord gestionnaire d’un centre de profit. Il lui faut veiller aux chiffres tout comme aux hommes et femmes, 25 personnes en tout, qui constituent l’équipe, et ses partenaires.
« L’ancrage du cinéma dans le tissu économique et social de la ville est un aspect important de mon travail. »
Mais cette amoureuse du cinéma apprécie aussi la partie de son métier qui l’amène à prendre place régulièrement dans l’une des salles de l’établissement pour juger d’un film et décider finalement du temps et de la fréquence de sa programmation.
« Et là, je sais que je joue de ma condition féminine car si j’ai le coup de cœur, je peux décider de favoriser un film, plutôt qu’un autre. Ou de le mettre dès la première semaine, sur le plus grand écran, afin d’améliorer sa rencontre avec le public. »
Un film culte ? Pour Fabienne Geslain, il n’y en a qu’un : Il était une fois en Amérique de Sergio Leone.
La directrice du Gaumont « aime les grandes et belles histoires, celles qui ne sont jamais aussi belles que sur grand écran. » À ce titre, elle apprécie considérablement les avancées technologiques de ces cinq dernières années.
« On a aujourd’hui une qualité de projection et de rendu inégalable. »
La gestionnaire entretient sa part de rêve au quotidien.