Le projet de loi sur l’école adopté : égalité concrète des chances et excellence républicaine

Moyens, pédagogie, formation, modernisation : après 10 ans de droite et son bilan calamiteux, une rénovation profonde de notre système éducatif était nécessaire.

Porté avec passion par le Ministre de l’Éducation Vincent Peillon et enrichi des amendements de la gauche parlementaire, le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République repose sur trois grands principes :

 

  • il faut des enseignants soutenus dans leur mission et reconnus dans leur métier pour faire réussir tous les élèves. Des moyens devaient donc être mis à disposition : création de 60 000 postes dans l’Education nationale d’ici 2017 (après la suppression de 80 000 postes entre 2007 et 2012),rétablissement de l’année de stage et de la formation initiale et continue des enseignants avec l’ouverture dès septembre 2013 des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), ouverture de 18 000 emplois d’avenir professeurs pour les étudiants boursiers se destinant à l’enseignement.

 

  • c’est dans le premier degré que se forgent les inégalités, et c’est là qu’elles doivent être combattues. La lutte contre l’échec scolaire est primordiale, le prévenir est indispensable ! Rappelons que la France se classe 27ème sur 34 pays de l’OCDE du point de vue de l’égalité scolaire. La scolarisation des enfants de moins de trois ans est donc encouragée (entre 2002 et 2012, le pays est passé de 35% à 11% pour la proportion d’enfants de moins de 3 ans accueillis à l’école). Le dispositif « plus de maîtres que de classes » permettra de mettre en place dans les zones difficiles des pratiques pédagogiques innovantes. Le second degré est également concerné : au Collège, chacun doit acquérir le socle commun, tout en ménageant la possibilité de parcours différenciés. Le service public de l’orientation sera refondu.

 

  • l’école du 21e siècle sera numérique ; elle ne doit pas subir passivement cette mutation décisive. Les jeunes seront donc formés au et par le numérique. Les savoirs fondamentaux sont lire, écrire, compter et, désormais, cliquer. Le nouveau service publique du numérique sera l’outil de cette mutation. De manière très concrète, les enseignants auront à leur disposition des outils de suivi de leurs élèves et de communication avec leur famille, ainsi que des contenus et services destinés à leur formation initiale et continue. L’école « sortira de ses murs ».

 

Tout autant qu’une refondation, cette loi initie une dynamique qui fera ressentir ses effets tout au long du quinquennat. Elle porte un nom : République.

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