Lundi s'est tenu notre habituelle séance
plénière régionale du mois de mars, elle a été l'occasion de discussion
notamment sur l'énergie à l'occasion des délibérations relatives au
renouvellement du dispositif Appel à Projets Énergie et le Schéma
Régional Climat Air Énergie. Intervenant en préambule de cette séance lors du
débat de politique régionale, j'ai rappelé qu'en la matière nous étions
attachés au mix énergétique. Il m'a paru nécessaire d'insister sur ce point car
les documents portés à notre connaissance, s'ils insistaient sur les énergies
renouvelables, et il faut en effet soutenir fortement leur développement, se
faisaient en revanche extrêmement taiseux voire tout simplement muets sur
l'énergie d'origine nucléaire. Or l'électricité que nous consommons provient
pour 84% de nos centrales nucléaires. Qu'il faille en réduire la part n'est pas
l'objet de ma critique, mais bien plus que le fait que cette source largement
majoritaire de production énergétique soit absente de nos débats est anormale.
Il faut au contraire mettre tous les sujets sur la table afin d'avoir un débat
éclairé sur l'ensemble de la question énergétique.
Cette séance m'a également permis de
revenir sur le devenir de notre collectivité régionale: je veux ici
parler de la réunification. Les récents propos du président de région
Basse-Normandie m'ont inquiété au plus haut point, celui-ci affirmant que la
réunification n'était pas à l'ordre du jour du tout simplement parce que les
élus hauts-normands n'en veulent pas! Soyons alors précis : la gauche haute-normande
n'en veut pas! Pour les centristes, c'est au contraire un combat de longue date
qui faisait encore l'objet de l'une de nos propositions lors de la campagne
pour les régionales en 2004 et en 2010. En revanche en effet, le président du
Conseil Régional ne souhaite pas en entendre parler, alors qu'il déclare dans
la presse s'intéresser de très près à la fusion départements/région telle
qu'elle s'initie en Alsace -bien qu'il ait voté contre ce mécanisme au
Sénat lors de l'adoption de la loi du 16 décembre 2010 l’autorisant, allez
comprendre… Toujours est-il que si fusion de nos collectivités
départementales et régionales il devait y avoir, cela poserait avec plus
d’acuité encore la question de la réunification de la Normandie.
Enfin avec mes collègues du groupe
"Pour une Nouvelle Normandie",
nous avons redit notre indignation quant à l’annonce gouvernementale du
début février prévoyant le doublement de la baisse des dotations aux collectivités :
ce sont maintenant 3 milliards d’ €uros de moins pour les collectivités alors
qu’elles assument 75% de l’investissement public. Et comme il faut ajouter à
cela la mise en place calamiteuse et coûteuse de la réforme des rythmes
scolaires dans nos communes, les 2 années qui viennent s’annoncent terriblement
difficiles.
Et pourtant tout cela n’a pas empêché
les élus socialistes, le président en tête, de se livrer à un grand numéro
d’autosatisfaction, sourd à toutes les remarques que nous pouvions formuler
notamment par exemple lors du vote de révision de notre règlement intérieur
afin d’améliorer le travail du Conseil régional et de rendre notamment plus visible le travail effectué en
commission.
La situation de notre Région et de notre
pays devrait inviter chacun à un peu plus d’humilité et à écouter les
propositions des uns et des autres plutôt que de sombrer dans la caricature
systématique.
Mener l’opposition est difficile tant la
gauche au pouvoir, disposant de tous les
leviers, est trop sûre de son fait, c’est malgré tout résolus que nous
continuerons de relayer les attentes de nos concitoyens.
Vous
retrouverez ici l’intégralité de mon intervention