Liban : Le patrimoine en situation dramatique

Rappelons quelques faits qui se sont succédé en moins de 12 mois :

–          L’installation  portuaire phénicienne à Mina el Hosn et qui était déjà inscrite sur la Liste  d’Inventaire des Sites et Monuments Historiques, a été déclassée et détruite à  la hâte, malgré les conseils de l’UNESCO et de l’ICOMOS, et malgré les rapports  de neufs spécialistes français, anglais, polonais, grecs et libanais. Le  classement et le déclassement du site sont parafés par le même « archéologue responsable »

–          L’hippodrome de  l’époque romaine, « l’un des plus importants de l’Empire Romain et conservé  à plus de quatre- vingt pour cent » d’après « l’archéologue  responsable », a été cédé à un particulier pour en enlever la Spina et  décorer le hall de son immeuble. Le projet est parafé par le même « archéologue responsable ».

–           Tyr : le  ministère des travaux publics a ordonné l’arrêt des travaux dans un immeuble  qu’on construisait illégalement dans l’enceinte même du port antique de la  ville, mais les responsables chargés de protéger notre patrimoine ont décrété  qu’on pouvait poursuivre les travaux « parce que le bâtiment se construit  sur une dalle en bêton ».

–          La maison d’Amin  Maalouf : classée « monument historique » en juin 2012, elle est  déclassée six mois après par les mêmes responsables et livrée aux marteaux  piqueurs. C’est hilarant !

–          Une société privée  pratique des fouilles archéologiques à Beyrouth, dans l’illégalité totale, et  arrache un site par mois en moyenne, sans aucune publication scientifique. Tout  cela sous une couverture officielle.

 

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