(fil-fax 21/03/13)
Les groupes EELV et Front de gauche du conseil municipal de Rouen, membres de la majorité conduite par le maire socialiste Yvon Robert, ont annoncé mercredi qu’ils déposeront chacun une motion ou un vœu lors du prochain conseil municipal demandant le report en 2014 du passage à 4 jours et demi de la semaine scolaire. Le groupe d’opposition UMP Réussir ensemble fera de même.
La position des écologistes et du Front de gauche ne devrait pas pour autant mettre en péril la majorité. Les différences d’appréciation avec la volonté du maire d’une mise en application à la rentrée 2013, ont été exposées conjointement et sur un ton volontairement serein, lors d’une conférence de presse sur l’ordre du jour du conseil municipal du 23 mars. Pour M. Robert, « il faut avancer après avoir pris tous les points de vue ». Il a écarté le reproche d’un manque de concertation assurant qu’une fois la réforme engagée, « des progrès pourront être faits » dans la mise en œuvre.
L’autre argument du maire de Rouen porte sur l’organisation des activités péri-scolaires, qui, a-t-il souligné, « ne sont pas une obligation », ni pour les enfants, ni pour la collectivité qui les organise. « La ville apporte un complément aux familles », explique-t-il en précisant que « depuis 2008 (année de l’élection de l’actuelle municipalité, ndlr) c’est un secteur où les crédits ont augmenté d’une manière importante. Nous sommes prêts, on y consacrera des moyens, et on en consacrera plus encore ».
Ce constat est partagé par les groupes EELV et le FdG, reconaissant l’effort de la commune pour els activités péri-scolaires. Mais pour Jean-Michel Bérégovoy (EELV), « il vaut mieux attendre 2014, en continuant ce travail, pour être prêt ». Une position qui n’a rien de dogmatique, a-t-il assuré en substance : « Je soutiens autant ce qui se passe à Lille qui a choisi d’attendre 2014 et à Paris qui a choisi 2013 au regard des moyens engagés ».
Pour le Front de gauche, le communiste Didier Chartier replace ce débat dans celui plus global de la Rénovation de l’école, rappelant que les députés du Front de gauche n’ont pas voté la loi qui vient d’être discutée. « La réussite, ce n’est pas seulement les rythmes scolaires, observe M. Chartier qui redoute un transfert de la responsabilité éducative vers la commune, Il attend « une clarification entre le rôle de l’Education nationale et celui des collectivités » et s’interroge sur la pérennité du financement.
A droite, l’UMP Edgar Menguy déposera une motion où il déplore « que tous les acteurs concernés n’aient pas été assez écoutés ». Pour lui, « cette réforme aurait dû être préparée bien plus en amont ».