(fil-fax 23/03/13)
Le président de l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), Jean-Louis Borloo, était à Rouen jeudi soir pour le lancement officiel de la Fédération centriste de Seine-Maritime. « A Rouen ça va l’faire. Je peux déjà vous le dire, ça va l’faire parce que les gens vont avoir envie », a-t-il prédit au sujet des prochaines échéances électorales. « Ici y’a tout à faire. Y’a tout à prendre. Il y aura du boulot pour tout le monde. On a à se faire les régionales, les sénatoriales, les municipales, les agglos, les européennes, les cantonales et les législatives. Il n’y a pas assez de têtes de liste partout. Il faut prendre cette mairie, cette agglo, cette Région, ce Département. Putain qu’on respire un peu ici ! », a-t-il encore commenté dans un style fleuri. Au côté de la sénatrice Catherine Morin-Desailly (Nouveau Centre), pressentie comme l’une des candidates de l’UDI à Rouen, il n’a pas pour autant révélé une seule tête de liste.
Commentant l’actualité régionale, parfois avec approximation, Jean-Louis Borloo s’est par ailleurs montré railleur sur les 45 vice-présidents de la CREA, sur « le contournement du Mans », ou sur l’avenir de la ligne ferroviaire à grande vitesse LNPN entre Le Havre et Paris. « La ligne à grande vitesse à 45 minutes a été votée à l’unanimité. Les protocoles d‘accord avec les collectivités territoriales ont été signés. Je suis venu ici (au Havre, ndlr) en 2010 dans une réunion hallucinante, on a fait le débat public, on a mis en place les financements, on a rendu la copie en mars 2012 à la date prévue, et aujourd’hui l’on attend le rapport de la commission Duron. On est chez les fous », a-t-il ajouté manifestement peu enclin à l’amitié avec le président de la Région « Le Vert » (Alain Le Vern, ndlr). « Qui s’occupe de cette région à part nous ? Sans déconner… il est temps que cela se ré-oxygène », a-t-il conclu.
