La Normandie sous toutes ses coutures (pêle-mêle d'images envoyées par les lecteurs de 76actu).
Anthony Peregrine est un journaliste britannique. À l’occasion du festival Normandie Impressionniste, qui débute le 27 avril 2013, il est venu découvrir la Seine-Maritime, région qu’il connaît peu et qu’il aimerait voire évoquée plus souvent dans la presse anglaise. Premier obstacle : faire comprendre le sens du mot impressionniste à ses compatriotes. « Il n’est pas certain que les Anglais comprennent immédiatement que cela correspond à un mouvement artistique, explique-t-il. Pour un Anglais, Nicolas Canteloup est un impressionniste par exemple… » Comprenez, quelqu’un qui « impressionne les gens ».
La Normandie, réunifiée autour de Monnet
Pourquoi alors parler du festival Normandie Impressionniste dans la presse anglo-saxone ? « J’ai justement voulu venir ici pour dire qu’il y a des choses fabuleuses à voir en Normandie et cet évènement, Normandie Impressionniste, était la bonne entrée pour présenter la région. Quand je suis arrivée, on m’a dit qu’avant, Haute et Basse-Normandie se réunifiaient autour du camembert et que maintenant, c’était autour de Monnet ! Quel meilleur prétexte donc que Normandie Impressionniste pour parler de cette région ? », sourit Anthony.
Plus habitués à entendre parler de Paris, Nice, Cannes et Saint-Tropez, les anglais seront-ils réceptifs à ce festival ? C’est en tout cas ce que pense le journaliste qui prépare un guide pour ses compatriotes. En quatre jours, il a visité Rouen, Giverny, Caen, Honfleur, Le Havre et Étretat et compte bien faire partager son expérience aux lecteurs du Sunday Times, pour lequel il travaille.
Une « région que l’on traverse, mais que l’on ne connaît pas »
Pour Anthony Peregrine, journaliste britannique, la Seine-Maritime est une région trop mal connue des Anglais.
« D’après-vous, pourquoi les Anglais viennent-ils en Normandie ? questionne Anthony. Pour la bouffe, pour les plages du Débarquement et parce que les ferries arrivent au Havre ou à Dieppe. »
Auprès de la population anglo-saxone, la Normandie souffre donc d’un manque d’identité. « Ce n’est pas comme la Bretagne que nous connaissons tous parce que c’est facilement repérable géographiquement ou comme la Provence, révèle Anthony. Pour les Anglais, la Normandie est difficile à situer et nous ne saurions pas vraiment dire en quoi consiste sa culture. C’est une région que l’on traverse, mais que l’on ne connaît pas.»
Convaincu qu’il existe un public en Angleterre pour le festival Normandie Impressionniste, le journaliste veut faire sortir ses lecteurs de leurs carcans habituels, et, par la même occasion, diversifier ses propres articles. « J’ai fait à peu près 50 000 papiers sur Nice dans ma carrière, et j’en ai assez », concède-t-il. En moyenne, les britanniques représentent 29% de la clientèle touristique en Seine-Maritime.
« C’est une clientèle importante pour la Seine-Maritime, puisque c’est la première en terme de fréquentation, révèle Estelle Clabaux, du Comité départemental du tourisme. Nous menons d’ailleurs de nombreuses actions de promotion vers eux : salons touristiques, accueils presse, partenariat avec les compagnies de transport maritime… »
La Normandie semble avoir de l’avenir quant au tourisme. La preuve, depuis janvier, le Comité régional du tourisme fait le buzz avec cette vidéo présentant la Normandie, vue plus de 3 millions de fois !
Regardez :
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Les chiffres du tourisme en Seine-Maritime
À titre de comparaison, 75% des touristes qui viennent séjourner en Seine-Maritime sont des Français : parmi eux, 45% de Franciliens, 23% de Normands, 5% de Picards, 4% de Nordistes, 4% de Bretons.
Concernant la clientèle étrangère, les Allemands sont juste derrière les britanniques (14%), suivis de près par les Belges et les Néerlandais (13%), les Italiens (6%) et les Espagnols (5%). Que recherchent les touristes en choisissant la Seine-Maritime ? « Faire des breaks le temps d’un week-end au vert, vivre des expériences (activités, évènements et autres manifestations) ou se retrouver en famille ou entre amis.»