A propos de l’ouvrage de Jacques Julliard: « les gauches françaises 1762 – 2012: histoire, politique et imaginaire »

Pour sa livraison de mars-avril, la revue Le Débat de Gallimard a sollicité plusieurs lecteurs de l’ouvrage de Jacques Julliard, Les gauches françaises 1762-2012 : histoire, politique et imaginaire (Flammarion). Vous lirez ci-dessous ma contribution à cet exercice collectif. * ** Les gauches françaises : archéologie ou nécrologie ?   L’ouvrage de Jacques Julliard appartient […]

REGIONAUX BENJAMINS MININES

ANA Ca marche fort pour l’ANA! Six athlètes étaient présents aux Régionaux Benjamins-Minimes en salle à Val-de-Reuil, ce dimanche 24 mars 2013. Chacun a su aller au bout de ses efforts, et ne pas se laisser intimider par un très […]

Sacré Plenel

Sacré Plenel !

Edwy Plenel vient de remporter une victoire personnelle, non contre l’ ex-ministre du Budget, mais contre la presse française qui n’a cessé de
le mettre au ban du journalisme d’investigation. Le cofondateur du site en ligne Mediapart impose l’indépendance de son journal payant à la barbe des grands quotidiens. Journaliste à Rouge, puis
au Monde à partir de 1980 avant d’en être le directeur de 1996 à 2004, l’homme a un palmarès impressionnant : écoutes illégales de l’Élysée, irlandais de Vincennes et la très célèbre affaire
du Rainbow Warrior.  Plenel est un canard enchaîné à lui tout seul, mais il s’est aussi souvent pris dans son égo.

Des critiques nourries sur la mise en cause de Dominique Baudis et son aventure de Panama ont pu entacher le croisé de l’information politique
trash. Héritier de la pensée révolutionnaire des années 70, il pratique une sorte de lutte armée symbolique contre l’État. Ses mots, ses investigations sont les armes de ce tupamaros
post-moderne. En créant un site en ligne payant, il a dérangé les certitudes des Rédactions parisiennes au point qu’aujourd’hui les commentaires ne lui rendent pas hommage pour la persévérance et
la réussite journalistique de son enquête.

 Edwy Plenel sent le souffre et ce n’est pas pour avoir passé son enfance dans les
caraïbes, mais parce qu’il rompt avec la trêve hivernale qui lie le milieu politique et la presse. Son caractère de cochon et son regard presque arrogant lorsqu’il explique sur un ton professoral
ses opinions peuvent dérouter, il n’en reste pas moins un grand journaliste.  Il faut savoir reconnaître le grand professionnel qui se cache derrière
une moustache à la Brassens. Chapeau bas Edwy !

Igor Deperraz

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