Tammam Salam, une personnalité politique de consensus appelée à rapprocher l’opposition, soutenue par l’Occident et l’Arabie saoudite, et le camp du Hezbollah, allié de Téhéran et de Damas, doit être nommé samedi nouveau Premier ministre du Liban. La nomination de ce membre modéré de l’opposition survient deux semaines après la démission du gouvernement de Najib Mikati, au sein duquel le camp du Hezbollah était très influent, qui a suscité des craintes d’une déstabilisation du Liban, déjà fragilisé par la guerre en Syrie voisine. Député de Beyrouth âgé de 67 ans, Tammam Salam a d’ores et déjà reçu le soutien de la majorité des groupes parlementaires, dont celui de l’opposition, du puissant mouvement chiite Hezbollah et de ses alliés ainsi que de Walid Joumblatt, leader druze dont la position « centriste » fait de lui un « faiseur de rois ».