Département de Seine-Maritime : Les syndicats redoutent des suppressions de postes

(fil-fax 09/04/13)

Près de 200 agents du Département de Seine-Maritime en grève se sont rassemblés lundi matin devant les grilles d’entrée de l’hôtel du département à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, SUD) pour y dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, justifie Nicolas Milot (CFDT) pour l’intersyndicale. Cette austérité pourrait se traduire, selon les grévistes, et sur la foi d’un document de travail interne, par la suppression ou la fusion dans les mois à venir de dix-sept centres médico-sociaux (CMS), de cinq sites du pôle Solidarités, et de cinq centres d’exploitation des routes. « Le Département nous a indiqué que la masse salariale baissera de 2% dans l’année à venir. Nous espérions une hausse de +1%. Cela se traduira inévitablement par de nouvelles pertes de postes », a encore indiqué lundi Nicolas Milot. A l’issue d’une entrevue avec la direction des services, l’intersyndicale a néanmoins noté l’assouplissement de la collectivité sur le remplacement d’agents sur des postes vacants (retraite, maladie, mutation, etc). « Ces postes étaient par principe gelés et ne devraient plus l’être », se félicite le syndicaliste exemple à l’appui. Au Havre dans le quartier du Rond-point quatre assistantes sociales sont normalement en poste. « En 2012, l’une a été mutée, une autre a été en arrêt maladie 3 ou 4 mois, une troisième a pris ses congés d’été. Résultat, des rendez-vous pour les familles à 5 ou 7 semaines », regrette Nicolas Milot.

« Dans de telles situations, le remplacement des agents sera assuré », réagit Dominique Soulier, directeur général des services au Département. En revanche, « la question de l’organisation des services doit se poser ». « Dans un contexte de contraintes budgétaires très fortes, nous engageons un processus de modernisation de nos services, cherchant partout des marges de manœuvres », complète le directeur. Le Département dispose de 5.500 agents. Une première projection de ces « modernisations » attendues pour la fin d’année sera présentée aux élus fin avril.

Les communistes sensibles à l’alerte des agents

« Nous ne saurions porter une évolution négative de la masse salariale, si ce choix était fait », ont déclaré lundi les conseillers généraux communistes qui ne veulent pas s’enfermer dans cette « logique de recherche permanente de réduction des budgets de la collectivité ». Seule la « recherche de moyens financiers nouveaux » trouve grâce à leurs yeux. « Nous continuons de réclamer le remboursement de la dette de l’Etat concernant l’APA, le RSA, la PCH, alors même que ces dépenses ont explosé entre 2004 et 2012 », poursuit Jean-Louis Jegaden.

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