Décidément, le feuilleton de la fin de la plus vieille raffinerie de France (1929) n’en finit pas de rebondir… Le 7 mai dernier, un repreneur luxembourgeois s’est fait connaître alors que la liquidation judiciaire et le licenciement des 470 salariés du site avaient été décidés par le tribunal de commerce de Rouen…
A lire sur le site de France 3 Haute-Normandie:
Retour sur info : l’offre de reprise luxembourgeoise de Pétroplus
Le 7 mai, le représentant d’une société luxembourgeoise a pris la parole devant des salariés. Il déclare qu’une offre sera déposée la semaine prochaine pour reprendre le site de la raffinerie Pétroplus
- Par Sylvie Callier
- Publié le 10/05/2013 | 13:31, mis à jour le 10/05/2013 | 13:33

Jean-Claude Villon était dans les premiers rangs de la marche aux flambeaux des salariés de Pétroplus. Il portait un message de la société luxembourgeoise GTSA. Une société qui avait déjà déposé une offre qui n’avait pas été retenue par le tribunal de commerce de Rouen.
Elle met aujourd’hui en avant une reprise du site seul, puisque les 470 salariés sont licenciés. Elle avance la possibilité de faire les travaux se montant à plusieurs dizaines de millions d’euros. Puis elle embaucherait progressivement des salariés.
Le reportage de Bérangère Dunglas et Hervé Colosio
Commentaires de Florestan:
Cette affaire devient le symbole CONSTERNANT de l’impéritie de la « politique » industrielle en France: le raffinage est pourtant une activité industrielle qui est considérée comme stratégique…
Le redressement productif de Montebourg n’a guère… la trique sur l’affaire Pétroplus!
Pourtant Jean-Louis Destans en tant président du conseil général de l’Eure et président de l’Etablissement Public Foncier de Normandie a osé « la départementalisation » partielle et temporaire du site industriel de la papeterie M’ REAL d’Alizay avec le succès que nous savons…
Que fait Laurent Fabius?
Mais il y a aussi le rôle plutôt minable du tribunal de commerce de Rouen: cette justice consulaire où siègent en majorité des petits commercants de centre ville ou des petits patrons est-elle vraiment techniquement compétente pour juger de la pertinence de la reprise et de la viabilité d’une industrie lourde qui opère sur des marchés nationaux ou internationaux?
C’est une question que nous avons, ici ou ailleurs, déjà posée et c’est une question que se pose aussi les responsables de l’inter-syndicale de Pétroplus: nous attendons, ils attendent toujours une réponse!