(fil-fax 28/05/13)
Les élus communistes du Conseil général de la Seine-Maritime ont réitéré lundi leur appel à une « mobilisation contre l’austérité » qui frappe les Départements et contre le projet de métropoles, à la veille de l’ouverture du débat au Sénat sur le projet de loi de décentralisation qui se tiendra jeudi 30 mai. Un an après l’élection de François Hollande, le groupe communiste continue de s’alarmer des conséquences d’une politique qui « est une réalité partout, dans notre département », assure son président Jean-Louis Jegaden. « Nous continuons à demander le remboursement du manque à gagner de 800 M€ dû par l’Etat à la Seine-Maritime », ajoute l’ancien syndicaliste rappelant le montant évalué fin 2011 par le président socialiste du conseil général, Didier Marie, de l’accumulation des charges obligatoires mal compensées : RSA, Handicap, APA.
Les élus communistes ajoutent une ferme opposition aux projets de décentralisation, « très inquiétants pour l’avenir de notre collectivité »et qui « n’ont rien de progressiste ». Ils sont en particulier, vent debout contre la « mise en place de super-métropoles qui vont aspirer à elles toutes les compétences » alors que les communes seront « sacrifiées » et les départements « réduits à de simples guichets sociaux ». « L’objectif des politiques libérales, c’est d’en finir avec la politique de proximité, analyse Michel Barrier, vice-président du conseil général. On élimine l’Etat, le Département, les communes, et on passe à l’Europe, les grandes régions et les métropoles ».
Outre un rassemblement le 30 mai devant le Sénat, les communistes vont ouvrir des « cahiers de doléances » aux élus locaux, aux associations, aux citoyens. A partir de la rentrée de septembre, ils veulent contribuer aux débats locaux et nationaux qui naîtront autour de la préparation des budgets 2014, des réformes des retraites, de l’indemnisation du chômage, des allocations familiales ainsi que de la formation professionnelle.