Salut à tous !
Comme vous avez pu le voir la semaine dernière, l’annonce de la sortie en version papier de Basse Def s’est vue accompagnée d’une magnifique pub d’époque telles qu’on pouvait les voir sur nos vieux cathodiques 4:3 dans les années 80. Aujourd’hui, je vais vous montrer un peu le « comment que j’ai fait »…
Dans les années 80, quand on faisait une pub pour les jeunes, et à fortiori pour les jeux vidéo, on faisait un peu n’importe quoi. Des services marketing totalement dépassé par le concept vidéoludique faisaient souvent preuve de maladresse en pensant s’adresser à des crétins congénitaux, quand ils ne tournaient pas (in)volontairement leur message publicitaire en hymne neuneu. Voilà pourquoi, pour cette pub, j’ai volontairement accentué le trait et surtout placé quelques petites erreurs volontaires ça et là (« B. A. 2 S. D. E. F. », ça fait « Bass Def », sans le « E »). Et surtout, il fallait un « rap ». C’était quoi leur problème avec le rap, dans ces années là ?
Avant toute chose, il faut savoir s’entourer d’amis patients pour ce genre de connerie. Je remercie donc Rémi et Clément pour avoir prêté leur image aux personnages de Ludo et Simon. Il fallait pas que ça vire au cosplay non plus… Un publicitaire de l’époque n’aurait pas fait attention à tous les détails des personnages. J’en profite pour remercier Big Company de m’avoir prêté du matériel lumière et un fond vert, pour des incrustations dignes d’Hollywood. Sauf que…
Sauf que j’ai pas bien fait attention à la résolution des images que je filmais. Obsédé par l’idée de tourner en ratio 4:3 (comme pour les télés à l’ancienne), je me suis aperçu en fin de tournage que toutes mes séquences était de résolution 320×240. Autant dire, pour un non initié, de la taille d’un timbre poste. L’image est minuscule et pixelise beaucoup… En basse def’, finalement. Cruelle ironie. Aux oubliettes, les petits clins d’oeil du décor (voir photo plus haut). J’ai donc tenté de rattraper tout ça au montage mais rien n’y faisait : le rendu était vraiment dégueulasse, même pour une « qualité VHS » que je cherchais. Et les incrustations sur fond vert étaient quasiment impossibles. J’ai dû donc trouver un moyen de contourner le problème. Et quitte à faire dans le rendu dégueulasse, autant y aller à fond, non ? J’ai donc fini le montage initial, passé ce montage sur mon téléviseur et enregistrer la vidéo à l’écran avec une vielle caméra S-VHS, puis ré-importer tout ça. Du coup, c’est très crade, mais finalement assez bien dans l’esprit de ce que je cherchais.
Enfin, pour le rap minable qui supporte le tout, j’ai fait appel à Laurent et Cécile du groupe Old Mountain et Chocolate… Et je n’ai pas eu d’autre choix que de le « chanter » moi-même… Avec l’aide de Laurent aux choeurs et Cécile pour son fameux « MAIS COMMENT FAIRE ? ». Florent Gorges m’a quand même suggéré d’ajouter des sous-titres à la vidéo histoire qu’on capte bien les paroles… Ce n’est pas aujourd’hui que ma carrière de rappeur sera reconnue. Et voilà comment tourner trente secondes d’une pub minable… Ca demande quand même du boulot !
Durant ce tournage, j’en ai profité pour prendre quelques photos qui servent à réaliser des parodies de pubs magazine de l’époque. Je les ai déjà postée sur Facebook, mis je les recolle ici.
Et n’oubliez pas de commander le livre à cette adresse ! Et faites tourner l’info autour de vous, c’est important (pour moi, mais aussi pour toi, mais tu ne le sais pas encore) !




