Une semaine d’émeutes dans une douzaine de banlieues de Stockholm peuplées en majorité par des immigrés a provoqué une onde de choc en Suède, un pays réputé pour son accueil des étrangers et son double souci de tolérance et d’égalité. Certes, comme l’écrit « The Local », un journal en ligne de langue anglaise, « Stockholm ne brûle pas ». Le niveau de violence est très loin de celui des émeutes d’août 2011 en Grande-Bretagne – qui ont conduit à la mort de 5 personnes, à plus de 3.000 arrestations et à des pillages massifs. Ou de l’embrasement que l’on a connu en 2005 dans les banlieues françaises, avec 10.000 voitures incendiées et la proclamation de l’état d’urgence.
Mais, comme en France et au Royaume-Uni, ces échauffourées posent des questions sur les modèles d’intégration des jeunes issus de l’immigration. Surtout dans un pays nordique qui fut pendant longtemps extrêmement homogène.