(fil-fax 05/07/13)
Sur recommandation de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) la communauté de commune CREA a approuvé fin juin l’extension de la station d’épuration Emeraude installée au Petit-Quevilly. Le coût prévisionnel des travaux s’élève à 38M€. L’objet du chantier est d’augmenter le débit de référence de la plus importante station de l’agglomération rouennaise en le faisant passer de 85.000 m3/ jour à 150.000 m3/jour. Le nouveau bac de traitement par boues activées traitera à la fois les eaux usées mais également les eaux de pluies polluées par ruissellement. Jusqu’alors celles-ci sont rejetées en Seine sans aucun traitement en cas de fortes pluies. Sur l’axe Seine, Le Havre et Achères (Yvelines) ont mis aux normes sur ce point leurs stations. Sur Rouen, « le nouvel équipement sera opérationnel en juin 2017 » confirme Alain Renaud directeur du Pôle eau et assainissement à la CREA. A cet équipement, il faudra ajouter « d’ici 12 à 15 ans plusieurs ouvrages de stockage et adapter certains collecteurs » pour un coût d’environ 120M€. Emeraude traite les eaux usées de 36 communes pour une population équivalente à 550.000 habitants. Elle est de loin la plus importante de l’agglomération rouennaise. Celles de Grand-Quevilly et de Grand-Couronne traitent respectivement l’équivalent de 50.000 et de 25.000 habitants. Les eaux usées y sont acheminées au moyen de 2.500 km de canalisation sur un réseau gravitaire nécessitant peu de postes de relèvement. Le débit entrant moyen est de 85.000 m3/j avec des pics jusqu’à 140.000 m3/j. Un bassin tampon d’un volume de 21.000 m3 permet le stockage temporaire et imparfait des eaux pluviales. Cette eau est actuellement traitée en différé mais uniquement lorsque les installations ne sont pas saturées. Inaugurée en 1998 pour un montant de 650MF, la station d’épuration intègre les technologies les plus pointues en matière de dépollution des eaux usées (prétraitement, traitement primaire et biologique). Elle rejette en Seine des eaux épurées conformes aux normes européennes en matière de protection de l’environnement. « Emeraude n’est pas du tout dépassée. Il n’y a pas de vieillissement sur les bétons », assure le directeur. Les 105 tonnes de boues par jour résultant de ce traitement sont déshydratées puis incinérées dans des fours équipés d’unité de traitement des fumées. Afin de réduire les nuisances pour le voisinage, l’air est collecté et désodorisé avant rejet dans l’atmosphère. « Si dans le temps des améliorations sont à prévoir, avec par exemple une augmentation de la population, la base est bonne », conclut le directeur.