Petroplus : Une partie des ex-salariés reste mobilisée en faveur d’une relance de la raffinerie

(fil-fax 18/07/13)

Après vingt mois de mobilisation, les banderoles et les drapeaux qui ornent les portes de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne sont délavés mais une partie des ex-salariés aujourd’hui licenciés veut encore croire à une relance prochaine des unités. Ils sont un peu plus d’une centaine réunis ce mardi, dans la chaleur du cœur de l’été, pour la traditionnelle assemblée générale (AG) du mardi. Conjoints, enfants et militants grossissent les rangs. Mais les élus communistes et socialistes qui venaient habituellement apporter leur soutien se font rares. Avec un peu de retard sur l’heure dite, l’inoxydable porte-voix de l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC, Yvon Scornet, prend la parole pour expliquer l’état des discussions avec deux repreneurs potentiels, le Libyen Murzuq oil et un subsaharien dont il taira le nom pour des raisons de confidentialité. « On travaille avec tous les repreneurs qui paraissent sincères », commente le syndicaliste en se montrant optimiste comme à son habitude.

Dans les rangs circule une pétition de soutien aux responsables de l’intersyndicale. « Nous affirmons être sur les mêmes bases et avoir les mêmes objectifs (…) c’est-à-dire la sauvegarde du site en tant que raffinerie », est-il écrit dans ce texte. « Ils ont raison quand ils disent : Nous ne nous sommes pas battus tout ce temps pour obtenir un bon plan social mais pour défendre nos emplois et les futurs emplois de nos enfants », poursuit-il. Ce texte qui aurait déjà été signé par près de 600 personnes en appelle une nouvelle fois au gouvernement et au président en leur rappelant les « engagements pris » lors de la campagne électorale de 2012. Au-delà des responsables politiques, cette pétition vise aussi les militants de la CFDT, de la CFE/CGC mais aussi de la CGT du site qui ne croient plus à la stratégie de démarchage de repreneurs potentiels dont aucun n’a fait la preuve formelle de ses capacités à reprendre la raffinerie. Ces syndicalistes ne figurent plus à la tribune de l’AG depuis plusieurs semaines et ne souhaitent pas s’exprimer publiquement. Yvon Scornet continue pourtant de se réclamer de l’intersyndicale même si celle-ci se trouve aujourd’hui amputée de fait d’une partie de ses éléments. « Personne ne m’a dit pour le moment que je ne devais pas m’exprimer en son nom », dit Yvon Scornet.

De leur côté, les pouvoirs publics ont clairement tourné la page depuis la liquidation de l’entreprise prononcée à la mi-avril et opté pour une reconversion du site. « Ce ne sont pas une conversation téléphonique ou un mail qui font une reprise en bonne et due forme » disait début juillet le préfet de Haute-Normandie Pierre-Henry Maccioni.

Articles créés 1109

Articles similaires

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut