A l’origine de ce mouvement, qui a débuté à 6 h 15, l’agression par un détenu, armé d’une arme confectionnée de manière artisanale (avec des aiguilles), de quatre surveillants en début de semaine dernière. L’un d’eux a été blessé et s’est vu prescrire 8 jours d’interruption totale de travail (ITT).
Hospitalisé en psychiatrie
Le détenu quant à lui a été immédiatement placé d’office dans un établissement psychiatrique à Evreux, selon une source proche de l’enquête.
Une enquête a été ouverte par les services de police après que les quatre surveillants ont déposé une plainte au commissariat de Louviers/Val-de-Reuil, pour des faits de violences volontaires. L’agresseur, toujours hospitalisé, n’a pas été entendu pour le moment. Selon nos informations, il aurait frappé les surveillants avec son arme au cours d’un incident qui s’est produit dans sa cellule.
Palettes et pneus brulés
Le syndicat national pénitentiaire des surveillants (SPS) de Val-de-Reuil avait donc appelé les surveillants à réagir en manifestant ce vendredi 26 juillet devant le centre de détention. Le syndicat Force ouvrière s’est joint au mouvement mais pas l’UFAP, syndicat majoritaire. “Nous n’avons pas été associés à ce mouvement”, indique Sébastien Ménard, un de ses représentants.
Les manifestants ont brulé des palettes en bois et des pneus avant qu’une délégation ne soit reçue par la direction de l’établissement, en milieu de matinée.
Un établissement de 819 places
Le centre de détention des Vignettes a une capacité de 819 places, partagées en deux divisions de 400 places chacune. Il accueille pour moitié des détenus dont le reliquat de peine est inférieur à sept ans et des détenus condamnés à des peines longues allant de 7 ans à perpétuité.