(fil-fax 20/07/13)
La troisième semaine du festival s’amorce. Les traditionnels débats sur la politique culturelle – son sens, ses acteurs, ses financements – ne rencontrent pas les audiences de l’an dernier. C’est le scepticisme qui prévaut.
Côté Pouvoirs Publics, on met l’accent sur le projet de loi sur l’éducation artistique et culturelle, une des priorités du quinquennat et sur la volonté de préserver le statut des intermittents du spectacle, en intégrant (a minima ?) les critiques de la Cour des Comptes sur ses dérives. Aurélie Filipetti met en avant l’arbitrage favorable obtenu contre son ex-collègue au Budget, Jérôme Cahuzac, qui voulait remettre en cause la loi sur le mécénat.
Côté professionnels, on renvoie à la non-sanctuarisation du budget de la culture et au budget triennal 2013 – 2015 qui marque un recul, bien que le spectacle vivant ne soit pas impacté et sur les incertitudes nées du volet III de la décentralisation, c’est-à-dire du “qui fait quoi“.
A noter l’intéressante initiative de la Fédération Nationale des Collectivités pour la Culture (FNCC) qui a présenté un document d’orientation intitulé “Des politiques culturelles pour les personnes, par les territoires“. Dressant le bilan de 50 ans de politique culturelle, le manifeste affirme qu’il nous faut aujourd’hui « promouvoir une politique qui place la reconnaissance des droits culturels au fondement de son action et la dignité des personnes comme son objectif central ». Elle passe aussi par le soutien à une éducation à l’expression artistique.