(ANI 13/08/13)
Le Syndicat des énergies renouvelables, qui regroupe 400 adhérents dont les principaux acteurs de cette filière, vient de proposer un train de simplifications visant à accélérer le développement de l’éolien en mer et des énergies marines, un secteur qui peut générer entre 50 et 80.000 emplois dans les vingt années à venir.
Les 17 mesures réparties en trois axes principaux visent « à simplifier les procédures d’autorisation des projets, à préciser et améliorer les modalités de la participation du public, à anticiper et faciliter le raccordement des parcs au réseau d’électricité ». Les propositions ont été remises à la mi-juillet aux ministres de l’Ecologie et des Transports, Philippe Martin et Frédéric Cuvillier. Le SER souhaite que l’objectif des 6.000 MW d’éoliens maritimes à l’horizon 2020 inscrits dans les projets en cours, notamment à Fécamp, Courseulles-sur-Mer et au Tréport, soit porté à 15.000 MW à l’horizon 2030. « Concernant les énergies marines renouvelables, le Gouvernement a récemment affiché l’ambition de la France de devenir leader dans ce secteur », observe le SER en reprenant les projets d’hydrolienne du Cotentin. Mais le syndicat dit redouter « la complexité administrative actuelle » qui rallonge considérablement les délais de réalisation. Dans la concurrence internationale, elle constitue « un frein pour la compétitivité des filières françaises du secteur ». Pour le président du SER, Jean-Louis Bal, les mesures proposées donneraient au pays « le moyen de ses ambitions ».
• Parmi les 17 mesures, figurent un abaissement des seuils d’autorisation pour les fermes pilotes, la simplification des procédures d’autorisation, et l’homogénéisation des procédures administratives, le toilettage de réglementations anciennes comme celle de la force marémotrice qui date de 1919, ou encore de l’archéologie préventive inapplicable dans les mêmes termes que l’archéologie terrestre, selon le SER.
• Pour consulter le rapport complet : http://www.enr.fr/docs/2013110022_proposerfinale.pdf