Des travaux à Yvetot cet été

Comme vous avez pu le constater, des travaux sont en cours cet été à Yvetot, rue des Victoires et rue des princes d’Albon. Une fois de plus, la municipalité se lance sans aucune réflexion ni étude préalable dans une action qui, comme de coutume, crée le mécontentement chez nos commerçants. Seraient-ils de mauvais coucheurs ? Certainement pas ! Pour comprendre leur mécontentement, voici comment ceux-ci ont été considérés par la municipalité.

Premier épisode :
Nous apprenons par voie de presse le vendredi 05 avril que des travaux de réfection des canalisations d’eau sont programmés pendant les mois d’été. C’est après cette information que M. le Maire convie les commerçants des rues concernées à une réunion d’information le jeudi 11 avril.
Inquiétude des commerçants. Réunion d’information… Il n’y aura donc pas de concertation ?
Les premières inquiétudes fusent : comment gérer les congés des personnels, les commandes, les stocks ? Les commerçants étaient nombreux à cette première réunion pour faire part de leurs inquiétudes à M. Canu.
Pourquoi ne pas avoir contacté les commerçants plus tôt ? Chacun aurait pu adapter ses stocks en conséquence. Les commandes dans le prêt-à-porter ont lieu deux fois par an, argumentera une commerçante. « Si nous avions su avant les commandes que des travaux étaient envisagés, nous aurions pris moins de marchandise ! ». Et M. le maire de mettre en doute la parole de ces commerçants en leur disant qu’il se renseignera pour savoir si cette fréquence de commande est vraie ! Le ton est donné.
La réunion est houleuse de bout en bout. La municipalité dit être bousculée par le calendrier, la loi imposant le remplacement des canalisations et vannes en plomb avant le mois de décembre de cette année. Soit. Il s’agit d’une directive de 1998 qui vise à lutter contre le saturnisme. Cependant, qu’arrivera t-il au maire d’une ville dont tout le réseau n’aura pas été changé avant la date fatidique ? Amande, prison ? Non, bien entendu, il existe des dérogations que M. le Préfet peut accorder pour les retards, car il y en aura bien-sûr beaucoup.
M. Canu essaye de calmer les esprits en vantant sa future fontaine positionnée rue Saint-Saëns qui nous coûtera 80 000 €. Colère dans la salle alors qu’il expliquait quelques minutes plus tôt que la municipalité n’a pas un sous pour enjoliver les trottoirs ou changer le mobilier urbain dans les rues concernées par les travaux. Les commerçants quittent la séance outrés du peu de considération portée à leurs inquiétudes avec cependant la promesse (une de plus) que la période de travaux soit limitée à six semaines et que les commerçants seront conviés à une réunion d’élaboration du calendrier d’avancement de travaux.

Deuxième épisode :
Les commerçants sont donc conviés à la mairie pour une seconde réunion de « concertation ».
En fait de concertation, un plan de la rue des Victoires est projeté sur tableau avec calendrier de progression des travaux. Stupéfaction ! Le calendrier s’échelonne du 17 juillet au 15 novembre !
M. le Maire commence cette réunion en feignant de regretter le manque de participants. Des absences qui peuvent être expliquées par le fait que les commerçants sont écœurés par la méthode. Il annonce que les travaux sont prévus pour une durée de deux mois et demi. Ce que la presse avait indiqué entre la première et la deuxième réunion. Pourtant cela ne correspond pas à ce qui est indiqué sur le plan projeté, mais M.Canu refuse de regarder le plan et ignore les remarques qui font état de la différence entre ses propos et ce qui est projeté. Il explique alors que les travaux sont échelonnés par « blocs » afin de gêner le moins possible et qu’en aucun cas la circulation ne sera coupée.
L’un des responsables, qui lui, s’appuie sur les dates projetées pour présenter son plan d’avancement, explique même que les travaux peuvent se poursuivre au-delà du 15 novembre car aucun sondage n’a été fait au préalable. Ceux-ci seront réalisés au fur et à mesure de l’avancement des travaux, rien n’ayant été anticipé. Par conséquent, quelques surprises peuvent nous attendre.
M. le Maire continue, lui, à s’appuyer tout au long des débats sur la date du 1er octobre comme date de fin de travaux. Les personnes présentes quittent rapidement la réunion puisque aucun compromis ne peut-être envisagé.
A l’issue de la réunion, M. le Maire regarde enfin le plan projeté. Il semble découvrir le calendrier de travaux et interpelle la directrice des services techniques ainsi que le responsable de l’entreprise chargée de la réalisation des travaux. Il semble indigné. « Je n’avais pas vu ces dates ! Pourquoi ne m’a-t-on pas prévenu ? »
Il est demandé à M.Canu de bien vouloir fournir le calendrier d’avancement afin que chaque commerçant puisse prendre ses dispositions en fonction du moment où les travaux arriveront devant sa porte. C’est un refus ! M. le Maire indique que chaque commerçant doit se rendre aux services techniques s’il souhaite connaître le moment où il sera impacté par les travaux.
M. Canu ne maîtrise t-il pas ses dossiers ? Ne contrôle t-il pas ses services ? Ou tout simplement est-il un excellent comédien ?
Fin de la deuxième réunion.

Troisième épisode :
Sur le marché du mercredi 24 juillet, les commerçants non sédentaires installés provisoirement Place des Belges sont dépités. Les chiffres sont en berne et pour cause. En bas de la rue des Princes d’Albon, le passage est barré par d’autres commerçants ce qui empêche le flux de piétons de se rendre sur la place. Ils sont coupés du monde. Personne n’aura pensé à se rendre sur le marché pour voir si les dispositions prises convenaient à la situation. Aucun élu n’ira à leur rencontre.
Au 24 juillet, malgré les promesses (les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent), les deux axes principaux d’entrée en ville sont barrés (rue des Victoires à partir de la rue Pasteur et rue du Calvaire à l’intersection avec la 6015). Dans l’après-midi, les rues sont désertes. Un des commerçants se rend aux services techniques pour qu’on lui indique le moment où les travaux seront devant chez lui. Refus de lui communiquer ces dates au motif que la directrice est en vacances.
Nous voici donc parti pour une période de travaux. Bien malin sera celui qui pourra nous en indiquer la durée.

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