La CGT dénonce le gouvernement et le Maire qui abandonne le raffinage.

Au moment ou la cgt sort son communiqué pour bien préciser qu’il y a des repreneurs, que moi même
j’ai assisté avec le syndicat au dépot de la pétition pour sauver le site, que le secrétaire de la préfecture à confirmer qu’il y avait bien 1 dossier de déposer , le Maire de Petit Couronne
qui dit défendre le site déclare avec l’ensemble de sa majorité socialiste au conseil municipal dans leur libre expression  » force est de constater qu’à ce jour, aucun dossier de reprise
n’a été déposé auprés de la liquidatrice,
puis poursuit « malgrés des effets d’annonce dans la presse »qu’il n’y a pas de repreneur « 

il est vrai que depuis des mois, il n’a pas mis le pieds à l’assemblée générale du personnel, pour
quelqu’un qui dit soutenir la reprise du site, les salariés jugeront.

Nouvelle AG demain avec rassemblement des luttes et barbecue à 12H30 venez nombreux devant la
raffinerie.


COMMUNIQUE DE PRESSE de la CGT

Lettre ouverte au Gouvernement

Comment expliquer la position actuelle du Gouvernement sur le dossier de la Raffinerie de Petit-Couronne ?

Le Président actuel est-il celui qui nous avait dit pendant la campagne électorale « Moi,
Président, l’avenir de la raffinerie sera l’une de mes priorités » ?

Pourquoi, après tant de promesses, le Gouvernement abandonne-t-il l’avenir de notre raffinerie, de nos emplois, du
raffinage en France, de l’indépendance énergétique et industrielle du pays ?

 Pour nos camarades de Florange, ils avaient
dit « L’Etat n’a pas pour vocation de se substituer à un repreneur et donc, pas de repreneur pas d’avenir » mais ici, pourquoi nos dirigeants et tous ceux qui sont « aux
ordres » dépensent-ils autant d’énergie pour dire qu’il n’y a pas de candidats repreneurs ? Nous, nous savons que l’on peut perdre mais quand on voit la hargne mise par nos ennemis
pour nous tuer, on se dit que certains craignent vraiment une victoire pour le site.IMG 1830

Ce qui se dit dans de nombreux pays producteurs c’est que jamais l’Etat Français n’a eu l’intention
de céder la raffinerie à une société d’un pays émergent, qu’un groupe pétrolier était derrière ce blocage et que ce groupe risquait d’avoir de gros problèmes dans ces
pays-là.

 Maintenant, qui sont ces candidats
ou non candidats à la reprise du site ?

La société MURZUQ OIL société libyenne

Cette société a énormément renforcé son offre avec le contrat signé avec les coréens de Hyundai pour assurer les travaux de
remise en état et d’investissement du site, en s’assurant une équipe dirigeante solide et des contrats de brut conformes aux besoins de la raffinerie. Elle peut assurer la vente autant en
produits finis qu’en brut. Ses points positifs supplémentaires : Permettre des échanges économiques et industriels entre la France et la Libye et entre nos raffineries ; Développer le
site en nombre d’emplois directs et indirects ; Considérer les salariés comme des partenaires et non des subalternes en offrant 5% du capital et 2 postes au Conseil d’Administration.
Proposition faite à l’Etat Français d’entrer au capital de manière minoritaire comme le Gouvernement le promet depuis le début via la BPI et 1 membre technique au Conseil
d’Administration. Aujourd’hui, (comme pour les autres repreneurs) retard dû à la demande supplémentaire d’ajouter plus de 30 Millions d’Euros au dossier (retard d’un mois).
Pourquoi ? Pour qui ? Nous avons demandé aux Ministères d’intervenir sans réponse de leur part.

 Dossiers Iraniens

Plusieurs sociétés iraniennes nous ont confirmé être toujours intéressés pour reprendre la raffinerie en l’état et assurer
les travaux nécessaires( phrase « si nous avons l’autorisation, nous déposons le dossier directement »). De ce coté-là, il y a le pétrole (et le meilleur), les fonds et la capacité
industrielle. Mais, pour l’instant, la réponse de l’Etat reste toujours la même : PAS DE REPRENEUR IRANIEN. C’est d’ailleurs la même réponse qui pose de gros problèmes
pour les sociétés qui travaillaient jusque-là en Iran et qui perdent non seulement des millions mais aussi de nombreux emplois : Renault, PSA ou Doux

 Un
repreneur Sub saharien

Ce dossier comporte des avances d’argent importants (en milliards), un accès aux bruts de certains pays d’Afrique noire et
une société technique belge pour assurer les travaux avant redémarrage. Actuellement, blocage sur un point, car même s’ils ont validé un montant approximatif des travaux sur la base de nos
discussions, les ingénieurs de la société belge n’ont toujours pas eu l’autorisation de faire une visite technique sur le site.Comment devons-nous faire pour avancer ? Nous
exigeons que cette visite soit acceptée au plus vite

 Autres candidats

Certains anciens candidats nous ont recontactés soit en disant vouloir déposer une offre soit en déclarant  rejoindre
un dossier existant

 Pour nous, le problème n’est pas
qu’il n’y a pas de candidats à la reprise mais que rien n’est fait pour nous aider à maintenir une activité de raffinage sur le site. Si rien n’est fait pour que le raffinage à Petit-Couronne
reprenne, nous publierons les documents permettant à la population de voir ce qui n’est pas recevable pour notre pays.

A-t-on dit aux contribuables que le choix est entre

Soit sauver le site, ses emplois
et les emplois directs et indirects, les commerces etc (plus de 4000 emplois), permettre à l’industrie dont le fonctionnement est lié à l’existence de raffineries de continuer d’exister en
France (Pétrochimie, plasturgie…), importer moins de produits finisphoto Petro+ armada

Soit perdre les emplois,
augmenter les impôts locaux, faire payer aux contribuables environ 200 millions pour la dépollution, importer encore plus de produits finis (dont les 40% des besoins en bitume que nous
fabriquions ici. Le fait d’importer amène un surcout important aux collectivités locales)

Nous n’acceptons pas les pseudos montages pour donner un autre avenir au site. Cela est de la poudre aux yeux comme pour
nos camarades de Florange.

 Petit-Couronne sera-t-il une nouvelle
défaite de la relance industrielle dans notre pays.

Il y a des repreneurs possibles et la relance coutera nettement moins chère à la collectivité que de vouloir
fermer le site.

Alors, du courage et de l’action au lieu de ce silence radio imposé par les dirigeants depuis plusieurs mois.

La reprise industrielle du site est et restera notre priorité

Pour les Petroplus en lutte

 Yvon SCORNET

 

 

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