A Rouen, l’écologie va au delà des Verts !

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Alors que la campagne pour les prochaines élections municipales a commencé pour la liste « Décidons Rouen citoyenne et écolo », déjà, dès ses première réunions, Jean-Michel Bérégovoy a le verbe bien rodé et balance une volée de bois vert à ses alliés d’hier, Yvon Robert et Valérie Fourneyron.

 

Florilège :

 

« … promesses non tenues…objectif, gagner les municipales… je me prépare à être Maire de Rouen…les Rouennais n’éliront pas une personne isolée… insuffler un souffle nouveau dans notre ville… il est urgent de changer de gouvernance pour une ville plus apaisée… une chose est sure, nous y allons pour gagner cette élection…au cours de ce mandat nous avons été confrontés à de l’agressivité… et parlant d’Yvon Robert…nous allons le battre… ».

 

Une critique (ou)verte des socialistes en place, de Valérie Fourneyron et d’Yvon Robert en particulier avec qui ils ont pourtant siégé pour gouverner la ville avec le Parti Communiste. Leur critique définitive souligne les tensions, les dissensions et les déchirements, parfois violents, vécus ces cinq années de 2008 à 2013.

 

Des critiques qui interpellent car si de nouveau PS, PC et Verts devaient gouverner ensemble, de quelle nature seraient ces six années supplémentaires d’un PACS forcé où l’on remplacerait Yvon Robert par Jean-Michel Bérégovoy ? Un je t’aime moi non plus qui n’a pas marché hier et qui serait tout aussi chaotique et catastrophique demain, à l’échelle de ce qu’il se passe aujourd’hui à la tête de l’Etat.

 

La campagne électorale devrait en tout cas permettre d’éclairer les Rouennais sur cette question essentielle : Verts, PS et communistes peuvent-ils longtemps gouverner ensemble et qu’ont-ils fait durant ces six dernières années en matière d’écologie urbaine, quand d’autres, ailleurs en France, obtiennent par leur action le titre très convoitée mais oh combien responsable de capitale verte de l’Union Européenne ?

 

Nicolas Hulot, candidat malchanceux d’une primaire, nous aura livré pour sa part le 26 septembre, l’analyse d’un vécu avec EELV;

 

L’écologie porte un enjeu universel et d’intérêt général, mais en la réduisant à un enjeu partisan EELV ne rencontre pas l’adhésion de nos concitoyens. Pire, enfermés dans leur dogmatisme, les Verts créent une irritation et presque un rejet de l’écologie et ne rallient pas l’assentiment de la majorité des Français dans les réponses qu’ils proposent. L’exemple de la future taxe carbone, certes nécessaire, mais mal expliquée dans une période de racket fiscal en est l’un des derniers exemples.

 

Pour notre part, nous poursuivons notre travail en profondeur avec les Rouennais, nos partenaires et ceux de la Ville sur ces sujets complexes qui ne constituent pas, et c’est bien dommage, la priorité de nos concitoyens confrontés à la crise à l’emploi, à la sécurité, à la hausse des impôts. A l’heure ou le dernier rapport du GIEC laisse planer le spectre dune augmentation des températures de 5° à la fin du siècle, le sujet dépasse l’esprit partisan et doit habiter la conscience collective.

 

Oui, les choix que nous proposerons d’ici quelques semaines aux Rouennais, au travers d’un programme compétitif d’écologie urbaine, et en liaison avec l’agglomération, reposent sur le sérieux de propositions simples déjà développées dans d’autres villes, réalisables et acceptables par tous, et sur notre capacité à les réaliser dans la concertation, sans opposer écologie et développement durable au développement économique et à la croissance dont nous avons besoin pour pérenniser l’emploi.

 

Oui, quoi que puissent en penser nos amis les Verts, l’écologie c’est l’affaire de tous, et en aucun cas une marque déposée.

 

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