Série Municipales / A six mois du scrutin : La situation dans les villes de plus de 9.000 habitants

(fil-fax 05/10/13)

Nous achevons ce tour d’horizon de la situation politique à six mois des élections municipales par les villes de plus de 9.000 habitants à l’exception des plus grandes déjà traitées dans nos éditions précédentes. Les points chauds ? Sotteville-lès-Rouen, Mont-Saint-Aignan, Louviers et Montivilliers.

Sotteville-lès-Rouen (PS)

Dans la cité cheminote ancrée à gauche, la section socialiste a implosé. Le maire PS sortant Pierre Bourguignon, 71 ans, en place depuis 1989, a décidé de solliciter un nouveau mandat sans l’investiture de son parti. Face à lui, son ancien bras droit Luce Pane (PS), qui lui avait ravi le siège de député en 2012, devrait être désignée première des socialistes. A droite, Michel Champalbert (UMP), cherche à constituer à nouveau une liste mais l’un de ses anciens colistiers Stéphane Delahaye veut en faire autant cette fois, en se positionnant à sa droite. A gauche de la gauche, le NPA et les Alternatifs qui ont deux sortants vont constituer une liste avec cette fois la participation du Parti de Gauche. Comme en 2008, Lutte ouvrière devrait être également présente.

Saint-Etienne du Rouvray (PCF)

Le maire sortant PCF Hubert Wulfranc sollicitera un nouveau bail avec d’autant plus de sérénité que sa liste devrait s’élargir aux amis de Michèle Ernis (Gauche unitaire, une composante du Front de Gauche) qui se présentaient jusqu’alors séparément.

Grand-Quevilly (PS)

La succession du sénateur-maire PS Marc Massion se jouera dès l’élection ou dans le cours du mandat qui vient. Dans l’attente, le sortant a formé un « ticket » avec son successeur pressenti Nicolas Rouly. C’est la seule incertitude sérieuse dans un scrutin où la gauche qui n’avait pas de concurrence en 2008 n’a pas grand chose à craindre.

Petit-Quevilly (PS)

Le maire sortant PS Frédéric Sanchez, président de la CREA, n’a pas de souci à se faire : en 2008, sa liste l’avait emporté avec 80,7 % des suffrages face à des écologistes.

Mont-Saint-Aignan (PS)

Dans cette ville sociologiquement à droite, la gauche (PS-EELV) l’avait emporté à la faveur d’une triangulaire en 2008 avec 46,2 % des voix. Devenu député en 2012, le nouveau maire Pierre Léautey (PS) a aussitôt cédé son fauteuil à son adjoint Patrice Colasse (PS). Ce dernier devrait conduire la liste de gauche sans cette fois EELV qui partira sous ses propres couleurs. A droite, Catherine Flavigny (UMP) presse le centriste Philippe Grigy (UDI) de former une liste commune. Le maintien de ce dernier au second tour en 2008 avait causé la défaite de la maire sortante UMP Françoise Guégot.

Louviers (PRG)

Le maire PRG sortant Frank Martin, vainqueur lors d’une quadrangulaire (!) en 2008 repart au combat toujours sur fond de division de la gauche. Son slogan ? « Garder Martin j’y tiens  ». Il devrait trouver face à lui au moins une liste du PS, une du NPA, une du FN et une de droite conduite par un jeune militant de l’UMP, Benoît Veyrat, 43 ans.

Elbeuf (PS)

Un boulevard s’ouvre pour Djoudé Merabet, maire PS sortant, dont la liste n’avait pas eu de concurrence en 2008.

Montivilliers (PS)

Après avoir longtemps hésité, l’ancien député UMP Daniel Fidelin, a décidé d’abandonner sa mairie de Mannevillette et de conduire une liste dans la cité des Abbesses en profitant de la désunion à gauche. Le maire, Daniel Petit, qui avait gagné de sept voix en 2008, s’est en effet mis en congé du PS pour présenter une liste DVG refusant de se plier au jeu des primaires internes. Celles-ci mettront aux prises son adjoint au sport Pascal Dumesnil et le secrétaire de la section Jérome Dubost, qui siège sur les bancs de l’opposition.

Canteleu (PS)

Anticipant la loi sur le cumul des mandats, le maire PS Christophe Bouillon, par ailleurs député, passe la main. La liste de gauche sera conduite par Mélanie Boulanger, 35 ans, actuelle secrétaire de la section PS. Avec ou sans la présence de la droite et de l’extrême gauche, l’élection est sans risque : en 2008, la liste de gauche avait obtenu 80,0 % au premier tour.

Val-de-Reuil (PS)

L’horizon reste dégagé pour le maire PS sortant Marc Antoine Jamet dont la liste l’avait emporté avec 83,0 % des suffrages dès le premier tour en 2008.

Barentin (PRG)

Le maire PRG Michel Bentot devrait recevoir à nouveau le concours du PS dans le cadre d’un accord prévoyant un soutien mutuel autour des sortants. La gauche l’avait emporté en 2008 avec 74,0 % des suffrages dès le premier tour face à une liste de droite.

Bolbec (modéré)

Le maire sortant Dominique Métot (modéré) fera connaître ses intentions en janvier mais la probabilité qu’il se représente est grande. A gauche, le PCF qui a administré cette ville de 1977 à 1995 et de 2001 à 2008 revendique la tête de liste pour sa secrétaire fédérale Céline Brulin. Cette question fera l’objet de négociations à l’échelle des fédérations du PS et du PCF. Au PS, Rachid Chebli qui avait conduit la liste socialiste en 2008, Jean-Claude Brubion qui lui avait opposé une liste dissidente et Gaétan Guéroult, un ancien militant communiste se disputeront le titre de premier des socialistes.

Maromme (PS)

Dans cette ville qui était communiste depuis 1977, PS et PCF s’étaient affrontés en 2008. Avec 47,4 % des voix, le premier emmené par David Lamiray l’avait emporté face au second conduit par le maire sortant Boris Lecoeur (42,2 %). En 2014, l’élection se jouera encore à gauche, la droite n’ayant réuni que 10,4 % en 2008. David Lamiray est candidat à sa succession tandis que le PCF, où l’amertume reste grande, n’a pas encore fait connaître ses intentions.

Bois-Guillaume (UMP)

La droite qui devrait être conduite par le maire sortant UMP Gilbert Renard dispose d’une confortable marge de sécurité à peine écornée par l’épisode de la fusion ratée avec la commune voisine de Bihorel. En 2008, sa liste l’avait emporté largement avec 43,8 % des voix face à des dissidents de droite (26,3 %) et la gauche (30,0 %).

Oissel (PCF)

Le sénateur-maire sortant communiste Thierry Foucaud, 59 ans, devrait conduire à nouveau une liste d’Union de la gauche avant de passer la main au cours du mandat suivant. En 2008, sa liste avait réuni 74,2 % des suffrages.

Bernay (UDI)

Le sénateur-maire sortant UDI Hervé Maurey briguera un nouveau mandat avec le soutien dès le premier tour de l’UMP. Sa liste l’avait emporté de justesse en 2009 avec 51,0 % des suffrages, lors d’une partielle. A gauche, la tête de liste devrait revenir au socialiste Gilles Launay dont ce sera la quatrième tentative pour emporter la mairie.

Gisors (PCF)

Dans cette ville communiste, l’UMP a désigné comme tête de liste un jeune militant de 24 ans, Alexandre Rassaert, qui pourrait être opposé au maire sortant Marcel Larmanou, 77 ans, en place depuis 1971. Ce dernier n’a pas encore fait connaître ses intentions mais s’il brigue un nouveau mandat, il pourrait comme en 2008 trouver sur son chemin une liste du PS.

Yvetot (PS)

Le maire sortant socialiste Emile Canu briguera un second mandat face à une droite divisée. L’UMP présentera un jeune militant, Charles d’Anjou qui vient de passer six ans à Moscou comme conseiller de groupes français. Ce dernier devra compter avec Philippe Décultot (DVD) qui fut maire UMP de 1995 à 2008 et Annie Lemesle (UDI) défenseure des droits en Seine-Maritime.

Déville-lès-Rouen (PS)

Le maire PS Dominique Gambier, en place depuis 1995, brigue sa succession. Sans crainte : la liste d’Union de la gauche qu’il conduisait en 2008 l’avait emporté avec 67,2 % des suffrages.

Gonfreville l’Orcher (PCF)

Après sa défaite aux législatives qui lui a fermé les portes de la mairie du Havre, le maire PCF sortant Jean-Paul Lecoq brigue un quatrième mandat. Sans risque : en 2008 sa liste avait obtenu 85,6 % au premier tour.

Caudebec-lès-Elbeuf (DVG)

Le maire sortant Noël Caru (DVG) devrait briguer un nouveau mandat mais cette fois sans les socialistes dont il a retiré les délégations d’adjoints en 2010. Dorénavant dans l’opposition, le PS devrait être conduit par l’ancien chef de cabinet de Laurent Fabius à la CREA, Laurent Bonaterre, conseiller municipal.

Darnétal (DVD)

Dans une des rares villes de droite de l’agglomération de Rouen, l’équipe sortante conduite par Christian Lecerf (DVD) l’avait emporté en 2008 avec 53,6 % des suffrages. A gauche, une liste d’union devrait se constituer comme en 2008 derrière Jacques-Antoine Philippe, qui devrait être désigné premier des socialistes.

Grand-Couronne (PCF)

Le maire sortant PCF Michel Lamazouade qui a succédé en avril dernier à Patrice Dupray en place depuis 1995 devrait briguer un nouveau mandat. Les socialistes sont prêts à repartir avec lui mais pas « à n’importe quelles conditions ». En 2008, la gauche l’avait emporté dès le premier tour avec 77,1 % des suffrages.

Petit-Couronne (PS)

Dans cette commune où la droite n’avait pas présenté de candidats en 2008, le maire socialiste Dominique Randon est candidat à sa succession. Comme en 2008, il pourrait retrouver sur sa route l’ancien maire Gérard Letailleur, un ex-socialiste aujourd’hui membre du Parti de Gauche, et dont la liste avait réuni 36,5 % des suffrages.

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