La question s’était posée à la veille du premier tour des élections législatives, quand le Maire de Rouen, également candidate à la députation mettait dans la balance le remboursement des emprunts RBS comme unique sujet d’un conseil municipal réuni en urgence. Une date qui tombait décidément bien à pic, profitant à la candidate socialiste aux dépends de l’ensemble de ses challengers. Une bonne chose pour les finances de la ville mais à quel coût, le protocole soumis au vote de l’Assemblée communale n’ayant pas été rendu public à ses membres ?
Notre collègue Guillaume Grima, vendredi soir dernier, nous aura fourni deux autres sujets d’interrogation supplémentaires :
-l’ordre qu’on lui a fait d’abandonner le recours qu’il avait lancé contre le PPP relatif à notre éclairage public, pour lequel on sait d’ailleurs qu’un audit avait été commandé au cabinet Cabanes pour un coût de 35 282 euros, mais qu’il ne fut jamais rendu public, puisqu’il reconnaissait une bonne gestion dans le dossier.
-L’affaire de la médiathèque, avec un règlement de compte dans l’establishement socialiste à l’encontre de la toute nouvelle maire de Rouen qui s’était vue assurer d’un financement par la Région, le Département et l’Agglomération lors de la campagne de 2008, mais qu’on lui refusa subrepticement une fois le fauteuil de l’Hôtel de Ville gagné. Du « on rase » à la vente au Conseil Général de la Seine Maritime, le surcoût pour le contribuable rouennais aura été comme le stipule le rapport de la chambre régionale des comptes de 19,82%, 18,9% et 15,5% pour les 3 marchés publics d’une opération au coût initial de 46.261.237 € TTC, soit environ une estimation qui irait de 6 à 8 millions d’euro supplémentaires.
Des questions, sans réponse. Mais lorsque la dette de la ville passe de 162 millions en 2008 à presque 191 millions fin 2012, elles méritent d’être posées.