Le procès des deux plus hauts dirigeants Khmers rouges encore vivants est entré mercredi dans sa phase finale au Cambodge, ravivant le souvenir des deux millions de morts causés par le régime, face à des accusés dans le déni. «En dépit du nombre des charniers, les accusés continuent de nous dire qu’ils ne savaient pas», a lancé Elisabeth Simonneau-Fort, une des avocates des victimes, dénonçant des accusés octogénaires qui se sont «murés dans le silence» alors que ce procès hors normes, aux plus de 3.800 parties civiles, touche à sa fin.