Pendant que le LOBBY BRETON s’active… Qui s’occupe au gouvernement du TROU NORMAND?

Voilà une vraie question de fond. Jusqu’où aller dans la revendication régionaliste « différentialiste » ? Est-elle compatible avec la nécessité de conserver l’unité d’une loi républicaine garante pour tous et pour tous les territoires du principe d’égalité et d’équité?

Concrètement:  Pourquoi les transporteurs routiers bretons auraient-ils le privilège de payer une éco-taxe deux fois moins importante que les transporteurs routiers normands?


 

Les privilèges n’avaient-ils pas été abolis une certaine nuit du 4 août 1789?

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés des ordres du Clergé et de la Noblesse abolissent les privilèges pour former ensuite l’Assemblée Nationale avec les députés du Tiers-Etat: certaines revendications régionalistes différentialistes bretonnes (mais aussi corses ou basques) paraissent revenir au principe d’une « loi privée » (privilège) qui ne s’appliquerait que pour les Bretons, Corses ou Basques… La défense (légitime) des identités et des spécificités régionales notamment culturelles (ex : langues régionales) c’est une chose mais défendre, y compris par la violence, une exclusivité pour toutes les activités humaines ou presque en est une autre !

Une Bretagne totalement privilégiée n’aurait donc comme unique finalité que…

l’indépendance vis-à-vis de la France.

(A l’instar de la Catalogne vis à vis de l’Espagne ou de la Flandre vis à vis de la Belgique…)

Ici nous défendons une autre façon d’aimer sa région et un autre projet régionaliste: une France regénérée par ses régions et des régions enfin soutenues et valorisées par l’Etat français


 

Ouest-France, la Pravda ligéro-bretonne a osé, ce mercredi 16 octobre 2013, pleurer la Bretagne en « une », une « une » imposée à tous les lecteurs de la zone diffusion « Ouest-France ».

Face à la crise désormais profonde du « modèle » agro-industriel productiviste breton, la solution du courage républicain pour l’avenir de la Bretagne n’est pas la course en avant dans le différentialisme régional voire, une sorte de discrimination positive pour le seul profit de lobbies bruyants sinon belliqueux qui refusent d’imaginer un autre avenir possible pour l’agriculture et la ruralité en Bretagne. La solution, c’est la sortie de la Bretagne agricole de la porcherie industrielle.

Cette revendication « bretonne » est agaçante pour les autres régions françaises car le différentialisme défendu par un certain régionalisme, n’est qu’un égoïsme sans imagination !

S’il doit y avoir un « plan régional » il ne peut être que « national » et à destination de toutes les régions françaises selon leurs spécificités.

Mais pour qu’un tel plan puisse exister, il faudrait, au préalable, qu’il y ait de vraies régions sur de vrais territoires pour élaborer une vraie planification de long terme avec l’Etat central… 

Avec la colère bretonne, l’Etat central donne  l’impression d’être un instituteur jacobin qui, craignant un élève trop turbulent, applique le principe injuste mais provisoirement efficace du « deux poids deux mesures »: pendant que l’élève breton fait son esclandre sur le thème « arrêtez-moi où je fais un malheur », les autres élèves grommèlent et s’irritent contre le « privilégié » qui aura beau jeu de leur dire: « faites comme moi! ça marche! »


Ayrault annonce un « pacte d’avenir » pour la Bretagne avec des mesures d’urgence et des « actions plus durables »

http://www.paris-normandie.fr/actu/ayrault-annonce-un-pacte-davenir-pour-la-bretagne-avec-des-mesures-durgence-et-des-actions-plus#comment-551619

Publié le 16/10/2013 à 14H26

PARIS,  16 oct 2013 (AFP) – Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi la mise en place d’un « pacte d’avenir » pour la Bretagne en crise qui comprend à la fois des mesures d’urgence et des « actions plus durables ».
Parmi les mesures d’urgence, le Premier ministre a notamment annoncé le déblocage de 15 millions d’euros pour aider les entreprises agroalimentaires, ainsi que la reprise par la communauté de communes de Landivisiau (Finistère) du site de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau.
« L’Etat n’abandonne personne, c’est sa responsabilité de tout mettre en oeuvre pour préserver l’emploi et créer de nouvelles perspectives », a expliqué M. Ayrault à l’issue d’une réunion à laquelle participaient une douzaine de ministres.
Les salariés des entreprises menacées de fermeture se verront ainsi chacun « proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé qui garantit le maintien de 97% du salaire net pendant une année », a annoncé M. Ayrault.
Concernant l’écotaxe poids-lourds, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier et contre laquelle protestent les milieux économiques bretons, M. Ayrault a assuré que cette question serait « traitée avec la plus grande attention ». « La Bretagne est une région périphérique, où les distances pèsent plus lourd qu’ailleurs », a-t-il admis.
« L’Etat a déjà accordé une réduction de 50% du montant de cette écotaxe et exclu du réseau taxé la route nationale 164 qui est l’axe vital de la région pour le secteur agroalimentaire », a rappelé M. Ayrault. Il a précisé que les véhicules agricoles ou « affectés à la collecte de lait » seraient exonérés de cette taxe.
Le suivi de ces mesures sera assuré par Gilles Ricono, jusqu’ici directeur de cabinet du ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, et qui va rejoindre le cabinet du Premier ministre.

 

Ecotaxe: le président (PS) de la région Bretagne demande un « moratoire »

 

Publié le 16/10/2013

RENNES,  16 oct 2013 (AFP) – Le président de la région Bretagne, Pierrick Massiot (PS), a demandé mercredi 16 octobre un « moratoire » sur l’écotaxe, vivement contestée dans la région et dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er janvier.
« Sur l’écotaxe, le Premier ministre a demandé au Préfet de région d’examiner les difficultés et les impacts économiques que pose sa mise en oeuvre en Bretagne, dont acte. Mais, en attendant, la Région demande un moratoire et proposera des modifications prenant en compte les spécificités économiques de la Bretagne », écrit le président de la région dans un communiqué.
L’écotaxe cristallise les oppositions en Bretagne depuis plusieurs mois, et plusieurs manifestations sur cette question se sont déroulées samedi dernier, et à nouveau ce mercredi. Début août, un portique écotaxe avait été abattu en pleine journée à Guiclan (Finistère). La semaine dernière, deux autres ont été sabotés.
Evoquant les propositions pour la Bretagne formulées mercredi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, M. Massiot a souligné: « Aujourd’hui, le gouvernement propose un plan global auquel la Bretagne est bien évidemment prête à participer. Je proposerai demain (vendredi), en session plénière du Conseil régional, l’installation d’un groupe de suivi, ouvert aux différentes sensibilités politiques, qui puisse être force de propositions au côté du gouvernement ».
A l’issue d’une réunion mercredi avec plusieurs ministres, Jean-Marc Ayrault a présenté des mesures d’urgence, dont une aide financière à la filière agroalimentaire, pour tenter de résoudre la crise sociale en Bretagne, frappée par plusieurs plans sociaux.
Pierrick Massiot a succédé à Jean-Yves Le Drian à la tête de la région Bretagne après la nomination de ce dernier au ministère de la défense.

 

 


Commentaire de Florestan:

Qui s’occupe au gouvernement de l’angle mort normand?

Fabius ? (rires…)

En attendant que le Gouvernement découvre l’angle mort normand, les élus BAS-normands s’agitent sur le mode de:

Et nous ? Et nous ? Comme son nom l’indique la Basse-Normandie est en … bas de la pile! (OF Caen, 18/10/13)

Et_nous_et_nous


Même Ouest-France, en ce samedi 18 octobre 2013, admet maintenant en avoir trop fait dans la surenchère sur le particularisme d’une région bretonne périphérique… sauf du pouvoir central actuel ! A lire, cette mise au point, voire ce recadrage éditorial concernant le poids réel de l’écotaxe dans le malheur breton:  

Contri et plein de remords, le journaliste de Ouest-France nous dévoile même la liste (exhaustive?) des PRIVILEGES BRETONS !!!

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-ecotaxe.-Pourquoi-il-faut-relativiser-son-poids-en-Bretagne_6346-2240799-fils-tous_filDMA.Htm

Écotaxe. Pourquoi il faut relativiser son poids en Bretagne

Politique samedi 19 octobre 2013
L’écotaxe Borloo est devenue l’objet d’une fixation et le sujet d’un débat souvent irrationnel, comme en témoigne les manifestations ou les actes de vandalisme contre les portiques. Comme si la crise bretonne tenait à cette taxe dont il faut relativiser le poids, affirme notre éditorialiste Michel Urvoy sur son blog et arrêter de réduire les difficultés de la crise agricole bretonne à cette taxe.

 -Parce que les spécificités de la Bretagne ont été prises en compte depuis le début de la mise au point du dispositif.

Le réseau taxable a été réduit :

la RN 164 en est exclue, toutes les routes départementales et communales aussi, soit 24 millions d’exonération.

 -La Bretagne a bénéficié d’un abattement au titre de la périphicité

La Bretagne bénéficie d’une décote de 40%. Elle est la seule région à bénéficier d’une telle faveur. La facture a ainsi été allégée de plus de 40 millions.

 -La Bretagne a bénéficié de l’exonération des véhicules spécialisés dans la collecte de lait

 -Parce que les investissements de l’État sont plus importants que les taxes

Aujourd’hui l’écotaxe devrait générer 42 millions d’euros de recettes en Bretagne, compte tenu du trafic estimé, bien loin des chiffres faramineux parfois avancés.

C’est moins de 4% du produit total attendu pour tout le pays.

En comparaison, l’effort fait par l’Etat sur le financement des infrastructures pour désenclaver la Bretagne est bien supérieur.

L’Etat met 135 millions par an dans le financement des infrastructures (ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes, routes nationales et réseau ferroviaire classique).

 Réduire les difficultés de la filière agricole bretonne à l’écotaxe est donc une contre-vérité.

Elle conduira à une majoration moyenne de l’ordre de 4,1 % du coût du transport, qui représente lui-même de l’ordre de 10% du coût des produits transportés. Au bout du compte, elle ne générerait que 0,5% de hausse du prix du produit (1 centime pour un camembert de 2 €)

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