Mais la mort est qualifiée de suspecte. Selon nos informations, des traces de coups de couteau, au niveau du thorax notamment, ont été relevées par les enquêteurs. L’arme a d’ailleurs été retrouvée sur place.
La dispute aurait dégénéré
La concubine, qui a expliqué aux policiers qu’« ils se sont disputés une partie de la nuit » sur fond d’alcool a été placée en garde à vue à l’hôtel de police de Rouen. C’est elle qui, ce lundi matin peu avant 6 heures, avait téléphoné au SAMU pour prévenir que son compagnon « saignait de la tête et ne bougeait plus ».
Selon ses premières déclarations, la dispute aurait dégénéré. C’est alors qu’elle aurait saisi un couteau et l’aurait frappé à plusieurs reprises. Elle aurait ensuite fait « un peu de nettoyage » sur la scène de crime avant d’appeler les secours.
Autopsie ce mardi après-midi
Un scanner a été pratiqué dès lundi au centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen. L’examen radiologique aurait confirmé que le décès serait dû à une hémorragie interne. Toutefois, une autopsie a été ordonnée par le parquet de Rouen, qui devrait être pratiquée ce mardi à l’institut médico-légal. Elle devrait permettre d’établir, outre la cause de la mort, combien de coups de couteau ont été portés.
Comme il est d’usage, des prélèvements d’indices ont été effectués dès lundi dans l’appartement par les spécialistes de la police technique et scientifique.
Les enquêteurs ont par ailleurs auditionné les voisins et relations de la suspecte. Les services de police étaient très souvent amenés à intervenir au domicile de cette femme où les disputes et le bruit étaient la source de plaintes du voisinage. La victime, elle, n’habitait pas là, mais y venait régulièrement pour y passer des soirées.