(fil-fax 29/10/13)
Le conseil économique, social et environnemental de régional (CESER) de Haute-Normandie a appelé lundi à une « véritable mobilisation populaire » autour de l’axe Paris –Seine – Normandie, dans une contribution en « Cinq propositions » sur le développement de la vallée de la Seine. Alors que l’actuel CESER présidé par Gérard Lissot arrive en fin de mandature et sera renouvelé le 15 novembre prochain, le document synthétique de 31 pages adopté en séance plénière peut être pris comme un condensé de ses nombreux travaux sur le sujet depuis 2009. « Il s’agit de rendre tangible le projet Paris – Seine – Normandie aux yeux du grand public » a résumé Emmanuel Jouin-Lambert qui a présidé la commission auteure de la contribution. En fin d’ouvrage, une chaîne chronologique rappelle les évènements clés de la construction de l’axe Seine.
Aux cinq propositions, le CESER qui ajoute trois conditions : un véritable droit à l’expérimentation sur un territoire qui a « tous les atouts d’un laboratoire à grande échelle » ; la cohérence autour de l’eau, la complémentarité des filières économiques et le patrimoine commun ; l’évènementiel avec « une véritable mobilisation populaire ».
Les propositions pointent des forme de développement qui n’avaient pas été mises en évidence lorsque le projet d’axe Seine a été présenté dans le cadre du Grand Paris. La proposition n°1 dit que « le moment est venu de penser la richesse autrement et de façon équilibrée ». Ainsi, si le territoire Paris Seine Normandie (PSN) génère 33% du produit intérieur brut de la France (640 Md€), « un bon PIB n’a jamais fait le bonheur » et « ne donne aucune indication de cohésion sociale » tant sous l’angle de la mobilité, de l’habitat, de la qualité de l’environnement. La proposition n°2 tord définitivement le cou au mythe du TGV normand et propose de « faire de l’axe PSN le précurseur d’un nouveau modèle ferroviaire » articulé autour de deux principes : pour les voyageurs des déplacements individuels facilités, pour les marchandises la nécessité de relever le défi du développement portuaire. La proposition n°3 plaide pour le rapprochement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche avec un besoin « urgent » d’attirer et stabiliser les chercheurs sur le territoire, en Normandie. La proposition n°4 vise le tourisme en proposant des « paquets d’offres sur l’ensemble de l’axe PSN », notamment dans une Normandie dont l’identité oscille « entre fierté et désamour ». Le message à faire passer est « simple », suggère la contribution : « l’axe PSN est la destination incontournable de tout séjour en Europe et en France ».
La dernière proposition, n°5, appelle à la création d’un « parcours culturel et environnemental ». Elle se borne à décliner des évènements qui ont déjà lieu (Armada, l’Impressionnisme) ou encore les sites emblématiques et une image de marque « apanage de peu de régions dans le monde ». Mais avec une conclusion-testament : « Tracer un chemin culturel (…) indissociable de l’appropriation populaire recherchée ».
Etienne Banzet