La Commission nationale du débat public a tranché, hier mercredi 5 novembre 2013 : le projet de contournement Est de Rouen ne fera pas l’objet d’un nouveau débat public.
Même si nous sommes pour la concertation, nous ne pouvons que nous féliciter de cette décision qui ouvre enfin la voie à ce qui ressemblait jusqu’ici à un vaste serpent de mer bloqué sur une violette. Défini comme l’un des projets structurants prioritaires du territoire, le contournement Est de Rouen aurait pu de nouveau faire l’objet d’un débat public : le précédent a eu lieu voilà plus de cinq ans, et les opposants au projet comptaient bien sur une nouvelle consultation d’envergure autour de cette infrastructure routière chiffrée à 880 millions d’euros, confirmée par les gouvernements successifs et qui figure dans les priorités affichées par le Premier ministre à la suite du rapport « Mobilité 21.
Une priorité que nous partageons avec bien d’autres élus, et nécessaire à la respiration de notre agglomération, qu’un moindre accident, du plus simple au plus spectaculaire comme c’est actuellement le cas avec la fermeture du pont Mathilde, suffit à emboliser. Enfin pas tous, car dans cette histoire, les élus et candidats EELV pour les prochaines élections municipales n’y voient toujours pas une nécessité et ne trouvent toujours pas l’ouvrage pertinent dans le cadre de l’aménagement du territoire.
Certes, le frêt ferroviaire et fluvial doivent être développés, mais ils ne sauraient palier à eux seuls au manque d’une infrastructure routière vitale sur notre flanc est afin de rendre possible le contournement de Rouen et de l’agglomération.
Porter haut et fort cet équipement fera partie bien évidemment de notre programme municipal que nous proposerons aux rouennais pour mars prochain. A ceux qui restent coincés journellement dans les bouchons d’en juger la pertinence, et de choisir une équipe qui sera la plus en phase avec leurs attentes.