L’idée est partie de Naples en 2011, autour d’un café. Au comptoir, les Napolitains payent deux petits noirs mais n’en boivent qu’un, laissant le second « en attente » ou « suspendu » pour quelqu’un qui ne peut pas se l’offrir.
Depuis, le concept a fait du chemin, en Bulgarie, en Belgique, au Québec. Il s’est installé dans quelques troquets français et a même fait des petits : des boulangers ont lancé la « baguette suspendue », d’autres « le croissant » ou encore le « sandwich ».
En cette période de crise économique et sociale cet acte de solidarité est un outil simple et puissant de lutte contre l’extrême pauvreté, en évitant les effets de manche ou de mendicité.
Parce que cette idée est généreuse et qu’elle nous apparait comme un vecteur de la solidarité dans le respect des individus, nous appelons les Rouennais, les cafetiers, les boulangers, et les commerçants en général à permettre le suspendu et les invitons à communiquer au moyen de photos et en recensant leur « suspendu » sur le site suspendu.org et par là même, l’ensemble des citoyens à être généreux en prenant l’habitude d’offrir des suspendus dans tous les lieux qui le permettent.
Une idée simple à propager la solidarité en diffusant cet appel sur les réseaux sociaux, par mail, sous forme d’affichette ou de flyer à distribuer.
A Rouen, déjà six de nos commerçants se sont portés volontaires, on peut faire beaucoup plus !