A en croire le premier journal de campagne du candidat socialiste, Rouen serait en situation de désendettement. « En quelques années, nous avons restauré l’état des finances communales qui, rappelons-le, étaient dans une situation catastrophique en 2008. Pour la première fois en 2013, notre ville commence à se désendetter et les dépenses de fonctionnement sont contrôlées » écrit l’équipe du Maire sortant pour valoriser son action.
Si nous reconnaissons au Maire et à son adjointe aux finances une bonne gestion de la dette liée aux emprunts toxiques, qui rappelons le ont touché tous les élus au début des années 2000, chez nous en Seine Maritime, mais aussi dans bon nombre de collectivités, et de gauche, et de droite, pour autant, dire que Rouen est en voie de désendettement interpelle quelque peu. Explications et petits schémas pour se faire une idée :
189.343.000 €, telle est la dette de la Ville de Rouen à la fin 2012.
162.926.000 €, telle était la dette de la Ville de Rouen à la fin 2008.
Progression ? +26.417.000 €.
Les chiffres de 2013 ne sont certes pas encore connus, mais considérant qu’un certain nombre d’emprunts en fonctionnement ont été souscrits sur cette année, on peut légitimement penser que la progression sera supérieure à 30 millions d’euro sur la durée du mandat.
L’endettement d’une commune s’évalue au 31 décembre de chaque année en fonction de deux critères : l’encours de la dette, qui représente la somme que la commune doit aux banques, et l’annuité de la dette, qui équivaut à la somme des intérêts d’emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l’année.
Et parce que des chiffres valent mieux qu’un long discours,
Enfin, sans vouloir enfoncer le clou, nous rappellerons ici la définition de « désendettement » issue d’un dictionnaire bien connu :
Du Verbe désendetter /de.zɑ̃.dɛ.te/ 1er groupe (conjugaison)
Rembourser des dettes, diminuer l’endettement.
A chacun maintenant de se faire son idée.




