Vallée de la Seine : Le gouvernement veut un tracé pour la LNPN pour la fin 2016

(fil-fax 16/11/13)

Les études préalables à la déclaration d’utilité publique de la LNPN (Ligne Nouvelle Paris Normandie) vont se poursuivre et le fuseau des trois sections prioritaires (Paris – Mantes, Mantes – Evreux et nouvelle traversée de la Seine à Rouen) sera arrêté à la fin de l’année 2016, a annoncé jeudi 14 novembre le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier. Ces études seront conduites par RFF (Réseau ferré de France) et le comité de pilotage sera présidé par le délégué interministériel au développement de la Vallée de la Seine, François Philizot.

Le tracé de la future ligne pourrait être ainsi connu à la fin de 2016. Les études lancées viseront à préciser des zones de passage préférentielles qui seront examinées selon des critères de performance du projet mais aussi sur les aspects environnementaux ou encore socio-économiques.

La section prioritaire la plus difficile à définir sera le tronçon Paris – Mantes qui traverse l’ouest parisien, dans un environnement très contraint par l’urbanisation et des sites historiques et naturels. A contrario le plus simple à définir la partie urbaine de la résorption du “nœud rouennais“, puisque l’emprise de la future gare de Rouen sur le site Saint-Sever est déjà disponible.

Ce comité de pilotage associera à l’Etat et au maître d’ouvrage, les régions de Basse-Normandie, de Haute-Normandie et d’Ile-de-France, les départements des Yvelines, des Hauts-de-Seine, du Val d’Oise, de l’Eure, de la Seine-Maritime, du Calvados et de la Manche, les villes de Paris, Rouen, Le Havre, Caen et Cherbourg ainsi que le Syndicat des transports d’Ile-de-France. Des dispositifs d’échanges et d’information seront mis en place afin de permettre l’expression de tous les acteurs des territoires.

Cette annonce qui intervient cinq mois après la présentation des conclusions de la commission Mobilité 21, a été saluée par le président du conseil régional de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol. « Les études portent sur un scénario réaliste, tel que nous l’avons toujours défendu. Le projet traite prioritairement des sections saturées, préalable à toute action, avec un calendrier et des coûts conformes aux réalités financières et techniques. La Région sera au rendez-vous », a-t-il assuré. La région de Haute-Normandie a été la première à constituer un fonds de réserve d’un montant de 20 M€ par an depuis 2011 en vue de sa participation à la réalisation. La CODAH l’a rejoint pour un montant annuel de 5 M€.

Etienne Banzet

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