(fil-fax 19/11/13)
La future liste de l’UMP et du centre à Dieppe qui sera emmenée par André Gautier, conseiller municipal UMP d’opposition depuis 2008, vient d’entrer en campagne dans la cité de Jehan Ango en agitant le thème du « déclin » et du son « manque d’attractivité » d’une ville que dirige le maire communiste Sébastien Jumel. Au cours d’une réunion publique où il a été parrainé par les plus importants responsables de la droite et du centre en Haute-Normandie : Bruno Le Maire, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Antoine Rufenacht, l’ancien maire UMP du Havre, ou encore Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI.
L’UMP dieppoise rêve d’une revanche sur sa défaite de 2008 qui avait été provoquée en grande partie par la division en son sein, et plus particulièrement au sein de la famille gaulliste. Deux listes s’étaient opposées: celle du maire sortant, Edouard Leveau passé au CNI, et celle de Jean Bazin, qui bénéficiait de l’investiture de l’UMP. L’UDI a officiellement rejoint l’UMP mais l’horizon politique n’est pas pour autant totalement éclairci pour la droite avec le ralliement du conseiller municipal centriste Patrick Hoornaert à la liste Unis pour Dieppe, animé par le DVG Bernard Brubion et le PS. Le contexte est d’autant plus complexe que plusieurs acteurs économiques, à commencer par le président de la CCI, Dominique Garçonnet, s’affichent volontiers aux côtés de M. Brubion et de l’association Unis pour Dieppe.
Pour ouvrir sa campagne, M. Gautier a dirigé ses flèches vers le maire sortant et plus largement vers une « gestion PC/PS », sans insister pour autant sur les divisions qui minent la gauche à Dieppe. Pour lui, le « déclin » de Dieppe est visible par sa « perte d’habitants (…) symptomatique d’un manque d’attractivité ». La première raison est « une réalité fiscale ». Pour sa première réunion publique, il a donc annoncé une première mesure s’il était élu : « Il faudra baisser les impôts. Et nous baisserons les impôts ! ». Pour réussir il prône une « mutualisation des dépenses » entre la ville et l’agglomération de Dieppe-Maritime. Attaquant la politique municipale actuelle il s’est interrogé sur « une bonne politique sociale » qui « ne doit pas se résumer à la distribution de bons de la mairie et à la construction de logements sociaux ».
Abordant les questions économiques, André Gautier a à nouveau déploré l’abandon du projet de réacteur EPR à Penly par le gouvernement qui rend « la gauche locale complice de cette trahison et la disqualifie pour parler d’emploi à Dieppe ».
Etienne Banzet