Petit-Quevilly – Mouvement des agents territoriaux.

Le malaise des agents territoriaux.

Depuis début octobre, les agents de la collectivité qui compte environ 350 titulaires, ont entamé un mouvement pour témoigner et soutenir leurs collègues victimes de stress dans leur travail. Tout a commencé le 24 septembre dernier quand 15 agents de l’Antenne de développement social (ADS) et du Pôle d’insertion et de médiation (PIMS) ont interpellé les représentants élus du personnel pour exprimer leur mal être suite à la « perte » de leur responsable, mis en arrêt maladie depuis début septembre pour surmenage et souffrance au travail. « L’ensemble des agents de ces 2 services a le sentiment de ne pas être reconnu dans ses missions de prévention et de travail social » dénonce Stéphane Malétras, secrétaire du syndicat CGT et délégué du personnel, « Ces agents exercent dans des conditions déplorables. Locaux insalubres (fuites d’eau, présence de nuisibles, stores défectueux…) espaces d’accueil du public jeune inappropriés et surchargés (jusqu’à 30 personnes dans un lieu pouvant en contenir 19…), absence de moyens matériels (mobiliers abîmés, ordinateurs de seconde zone… errance des agents en attendant la rénovation des lieux d’accueil). Nos collègues ont perdu leurs repères et ne trouvent pas de réponses à leurs demandes auprès de leur hiérarchie ». Après un préavis de grève les 3, 9 et 10 octobre de 10 h à 12 h, les élus du personnel obtiendront un rendez-vous avec le directeur général des services et la directrice des ressources humaines. Deux agents des services concernés viendront y témoigner de leurs conditions de travail. Mais les réponses apportées par la direction ne satisfont pas les agents qui seront reçus une deuxième fois le 7 octobre afin de faire le point sur les proposition de locaux et faire part de l’incohérence des sites proposés par rapport à l’accueil du public. La mise en place d’une cellule d’écoute sera en outre demandée. Las. Même si, de l’avis de la délégation syndicale « la direction écoute avec attention nos demandes et se dit prête à débloquer rapidement la situation des agents en « errance », elle ne répond pas à nos revendications sur le fond. Quant à la mise en place d’une cellule d’écoute, elle ne souhaite pas s’engager avant la mise en place d’un groupe de travail ». Depuis lors, aucune rencontre n’a été reprogrammée. « La direction ne semble pas comprendre l’urgence de notre principale revendication à savoir le combat contre la souffrance quotidienne des agents de la collectivité. En parallèle nous avons réclamé un diagnostic de la souffrance au travail dans le cadre du Comité hygiène et sécurité (CHS). Nous n’avons à ce jour toujours pas rencontré le maire qui « ne souhaite pas s’entretenir avec le syndicat » ni « rencontrer les agents » dont il est l’employeur ». Réunis en assemblée générale sur le parvis de la mairie hier midi, les agents grévistes devaient, dans l’après-midi décider de la suite à donner à leur mouvement.
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