L’urgence d’une vraie réforme fiscale

Cette réforme est d’autant plus urgente que les impôts directs contribuent de moins en moins au budget de l’Etat et que leur progressivité s’est amoindrie au fil des années de la pensée unique libérale du gouvernement précédant où il fallait diminuer à toute force les impôts.

Réhabiliter l’impôt républicain, le mettre au service des politiques publiques, lui assigner la fonction d’une plus grande redistribution des richesses : voilà l’objectif qu’il faut assigner à la réforme fiscale annoncée.

On doit aussi se féliciter de l’annonce du remplacement de deux hauts fonctionnaires de Bercy nommés par Sarkozy. Que le directeur du Trésor, comme d’autres hauts fonctionnaires de Bercy, aient été maintenus aussi longtemps commençait à étonner. Pour ne pas dire plus ! Car ce sont eux qui avaient la main sur les principaux dossiers économiques : de la création de la Banque publique d’investissement (BPI) à la loi de séparation des banques ou à celle devant réformer l’épargne. Que ces réformes attendues aient été vidées de tout contenu devenait un peu trop voyant.

Mais pourquoi donc nommer à la direction du Trésor un directeur général de BNP Paribas ? Les banques auraient-elles besoin d’un relai puissant à Bercy qu’elles commandent déjà en grande partie ? Le signe n’est pas bon quand bien même François Villeroy de Galhau fut directeur de cabinet du premier ministre des Finances de Lionel Jospin. On saura vite si « son ennemi c’est la finance » …

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