Samedi 7 décembre, une visite guidée est organisée pour découvrir l’exposition "Picasso dans l’histoire" consacrée aux affiches et illustrations de presse réalisées par le peintre. Les affiches de Picasso pour la paix, les dessins qu’il a faits dans la presse ont contribué à populariser son art. Ses colombes pour la paix, ses taureaux en solidarité avec les républicains espagnols sont peut-être plus connus que "La Femme qui pleure" ou "Les Demoiselles d’Avignon". Et c’est tout l’intérêt de l’exposition que la Ville consacre en décembre à cette partie de l’œuvre du grand peintre du XXe siècle.
Pour mieux comprendre l’investissement de Pablo Picasso dans ce travail d’illustration, souvent politique, une visite guidée est organisée le 7 décembre avec Gérard Gosselin, artiste peintre et un des organisateurs de l’exposition. En avant-propos, Gérard Gosselin évoque les thèmes de l’exposition. D’abord les colombes. Toute la série est présente au Rive Gauche. "La première est dessinée pour le congrès de la paix de 1949. D’abord la colombe est posée, et puis c’est la colombe en vol, en vol vers la paix. Et petit à petit, la couleur va venir. Au fil des années, la colombe symbole de la paix devient le symbole de la liberté, on la retrouve dans les affiches de soutien aux exilés espagnols. Et c’est intéressant de voir qu’une affiche de 1959, Amnistia, a été reprise sur une banderole en 2011 dans les manifestations contre les marchés financiers." La force des symboles mis en œuvre par Picasso se retrouve dans le simple bouquet de fleurs qu’il dessina pour un autre congrès de la paix, ou cette lampe de mineurs qui résume tout le soutien qu’il apporta régulièrement aux grèves contre la dictature de Franco.
Dans la série des carnavals réalisés pour le journal "Le Patriote de la Côte d’Azur", c’est le côté ludique qui est mis en avant. "Picasso s’amuse, il aborde chaque année le thème de façon différente, souligne Gérard Gosselin. Et c’est un dessin qu’il fait spécialement pour le journal, il ne puise pas dans des dessins précédents."
Devant les portraits d’actualité, hommes politiques, héros de l’espace, écrivains, musiciens, Gérard Gosselin fait remarquer la technique du peintre : "Très souvent, il fait des séries. Par exemple, la série sur Paul Éluard compte 18 dessins. Il part d’un portrait “classique” pour aboutir à un portrait fait de multiples lignes." La suite est à écouter le 7 décembre.
• Visite guidée samedi 7 décembre à 15 heures au Rive Gauche, 20 avenue du Val-l’Abbé.
• Exposition jusqu’au 19 décembre, du mardi au vendredi de 13 heures à 17 h 30 et les soirs de spectacle : les 6, 10 et 18 décembre de 19 h 30 à 22 heures. Entrée libre.
• Jeudi 12 décembre, l’Heure du jeudi est consacrée aux collaborations entre Picasso et les musiciens, chorégraphes et écrivains de son temps, Satie, Stravinski, Cocteau, Balanchine… à 19 heures à l’espace Georges-Déziré. Entrée libre.