Vous avez la parole.

2391045636.jpegMoins d’un an après le fameux accident du mercaptan échappé des cuves de Lubrizol et qui aura fait sentir son odeur de Londres à Paris, une enquête publique va s’ouvrir à partir du 17 décembre 2013 et jusqu’au 18 janvier 2014 dans le cadre de l’enquête publique du PPRT Lubrizol, où chacun pourra ainsi adresser ses observations, dans le cadre de l’approbation du Plan de Prévention des Risques Technologiques.

 

Le PPRT a été institué par la loi Risque du 30 juillet 2003. Il concerne l’ensemble des établissements industriels à forts enjeux risqués (classés SEVESO seuil haut) et vise à « délimiter des zones dans lesquelles des constructions nouvelles ou extensions seront interdites » ou encore s’assurer que l’exploitant d’une usine classée Seveso, mette en œuvre « toutes les mesures de sécurité pour atteindre un niveau de risque aussi bas que possible ». Pour tenter de résumer, les PPRT ont pour ambition de préserver l’avenir, notamment en réduisant les risques à la source et évidemment de protéger les populations riveraines. Et cela est rendu d’autant plus nécessaire que la CREA entend bien celui-ci conclu, construire à peu de distance le quartier Flaubert, affublé d’un précieux « éco », laissant croire que celui-ci serait à l’image d’un Bedzed anglais, ou Malmö en Suède, quand en fait on fait plus de l’habillage en terme de communication, qu’une opération d’aménagement durable exemplaire.

 

S’il ne s’agit pas ici de stigmatiser une entreprise présente sur le site depuis de nombreuses années, respectueuse de ses obligations en matière de sécurité et gros employeur de l’Agglomération, force est en effet de constater que le flou sur le périmètre d’étude du plan porte à interrogation dès lors que celui-ci colle à peu près, au vu des documents fournis, au site occupé par l’entreprise, sans prendre en compte les effets de projections, si accident il devait y avoir. Des risques existent, et il n’est pas question de les minorer pour simplement donner le feu vert à la construction d’un tout nouveau quartier à proximité. Car soyons sérieux, qui peut croire que les Rouennais pourraient entendre qu’il n’y aurait aucun danger, en terme d’accident industriel, ou en cas de crue de la Seine, quand chacun d’eux aura pu sentir le 21 janvier dernier, l’odeur du mercaptan sur une zone allant de Londres à Paris, avec pour épicentre notre agglomération ? Et s’il s’était agit d’un autre gaz ? Quels en auraient été les effets ?

 

Présenté au dernier Conseil Municipal, notre groupe a préféré s’abstenir sur la délibération saisissant le Conseil Municipal sur la prescription du PPRT Lubrizol, votée pour autant par la majorité municipale, à l’exception du groupe EELV, sensible comme nous, à l’importance du risque, comme nous l’avions déjà fait en 2010.

 

Maintenant la parole vous est donnée, et nous vous invitons fortement à la prendre dans le cadre d’une démarche participative forte.

 

L’enquête publique aura lieu à l’Hôtel de ville de Rouen. Le commissaire enquêteur tiendra trois permanences : 17 décembre 2013 de 9h à 12h. 30 décembre 2013 de 14h à 17h. 18 janvier 2014 de 9h à 12h.

 

Trois solutions pour adresser ses observations :

 

• Sur le registre d’enquête : à l’Hôtel de ville.

 

• Par voie postale : Ville de Rouen. Commissaire enquêteur. Enquête publique PPRT Lubrizol. 2 place du général de Gaulle. CS 31 402. 76037 Rouen cedex.

 

• Par courriel : sylvain.laquievre@rouen.fr

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