Nous recevions ce soir les étudiants en chirurgie dentaire des facs de Lille, Paris et Rennes ayant choisi Rouen ou le Havre pour faire leurs 4e, 5e et 6e années dans les deux tout nouveaux centres de soins adossés à l’hôpital Monod et à l’hôpital Saint Julien, créés il y a maintenant 2 ans.
19 Havrais et 11 Rouennais d’adoption, le temps de leurs études pour cette année universitaire 2013-2014.
Une chance pour Rouen et la Haute-Normandie, où le nombre de praticiens ne cesse d’être en chute libre, à l’instar d’autres professions médicales, sans arriver jusqu’ici à renverser la tendance. Combien de temps pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste ? Chacun à Rouen sait quoi répondre pour avoir déjà été confronté au problème.
L’idée de faire venir des étudiants en chirurgie dentaire à Rouen n’est pas nouvelle, puisque déjà en 2004, nous proposions avec Hervé Morin la création d’une faculté de chirurgie dentaire, idée balayée à l’époque par Alain Le Vern et Valérie Fourneyron, car jugée non utile. Notre collègue Gérard Ducable, pour le groupe centriste à la Région, face à une situation critique, fera pour autant voter en cours de mandat une motion votée à l’unanimité des groupes politiques, demandant à l’Etat la création d’une structure de formation locale.
C’est grâce à l’action conjuguée des syndicats professionnels, de l’Ordre Régional des Chirurgiens-dentistes en la personne de son Président Alain Duret, de l’ancien chef de service du service de stomatologie au CHU de Rouen le Professeur Peron, du doyen de la Faculté de Médecine et Pharmacie de Rouen le Professeur Pierre Fréger, et tout particulièrement de notre collègue conseiller général socialiste Eric de Falco, que ces centres ont pu voir le jour, financés par la Région.
Des centres de formation flambant neuf dont on ne peux que se féliciter, mais qui hélas ne suffisent pas à fixer les professionnels sur la Région. Car depuis deux ans qu’ils sont ouverts, aucun étudiant devenu professionnel thésé ne s’est installé de façon définitive chez nous.
Nous l’avons déjà dit : Si la formation en Région n’est pas accompagnée, comme pour les étudiants en médecine, de la création d’une bourse le temps des études, contre un engagement à se fixer durant 5 ans sur le territoire haut-normand, ces centres ne servent à rien. Envisager pour l’agglomération, la mise à disposition d’une bourse, ou d’un appartement gratuit le temps des études, contre un engagement à rester un temps équivalent (entre 2 à 5 ans) sur le territoire, est un élément essentiel pour fixer de façon pérenne ceux venus faire leurs études ici. C’est une question de logique, que les étudiants pour un certain nombre d’entre eux, appellent de leurs voeux, et à laquelle ils sont prêts à répondre favorablement.
Il serait peut-être temps maintenant d’y réfléchir !