Petit cours d’optimisme ou comment savoir situer sa chance sur l’échelle de Doris


Petit cours d'optimisme ou comment savoir situer sa chance sur l'échelle de Doris

Je n’ai pas attendu d’avoir eu le cancer pour savoir que tout est une question d’angle pour interpréter un fait. La fameuse théorie du verre à moitié plein ou à moitié vide. Si je n’ai ma carte de presse que depuis quelques années (*), je suis journaliste depuis toujours et de fait, je sais que l’interprétation des choses est une question de position physique, de posture presque.

(*) N’en déplaise à certains de mes « confrères journalisteux » qui se dandinent sur leur statut professionnel, dégainant leur doigt dédaigneux vers ceux et celles qui, comme moi, sont arrivés dans le métier par le bout impromptu de la lorgnette. Excuse-moi, Mathieu (Ricard) de faire une entorse à ma position de sainte méditante pour enfiler le costume de sainte médisante et de profiter de cet espace personnel pour redire aux journalisteux concernés à quel point je les conchie. Méchanceté gratos et totalement assumée par votre serviteuse… J’aime bien de temps en temps dire du mal. C’est tellement réjouissant. Oui, je sais Mathieu, c’est pas bien…

Mais là n’est pas la question.
Bref.

Donc tout est une question d’angle, écrivais-je et chez moi, il est plutôt obtus qu’aïgu (l’angle. Oh, faut suivre un peu !). Je n’en démords pas en effet et veux voir, le bon relief des choses de ma vie. Ainsi en 2002, quelques mois après ma sortie de l’hôpital et sur les conseils d’une infirmière de réanimation, je pris rendez-vous avec un psy. En effet, trois semaines de coma sédaté, il faut le savoir, ce sont trois semaines de cauchemars morbides avec d’incroyables hallucinations (à cause des produits), et certains ex-comateux vivraient très mal le retour à la réalité chargés du fardeau des horreurs en série qu’ils ont vécues dans leur tête pendant la période « d’absence ». L’idée serait donc de faire « sortir » de soi les mots qui décrivent ce que l’on a vécu pour mieux expulser l’angoisse que génère le traumatisme du coma. Il se trouve que les mots sortaient déjà très bien de moi à cette époque et je n’ai jamais eu aucun souci pour décrire ce que j’ai vu. Je l’ai même un jour griffonné sur un carnet que je dois avoir conservé quelque part dans un de mes bazars. Si ça me prend un jour, je vous le raconterai.

Bref.

Le passage chez le psy ne fut donc pas très constructif de ce point de vue. En revanche, il me permit de constater que j’avais une façon très personnelle d’interpréter les événements. En effet, dans le cadre de ma conversation avec mon suppôt de Freud, je lui ai expliqué tout à fait naturellement que « j’avais eu de la chance » évoquant toute l’aventure médicale qui fut mienne. Là, j’ai pu constater que mon interlocuteur fronçait le sourcil. « De la chance ? me dit-il. Vous trouvez que c’est avoir de la chance que d’aller accoucher et manquer de mourir ? De conserver certaines séquelles irréversibles ? » « Parfaitement Monsieur, de la chance ! » rétorquai-je.
De la chance d’avoir eu un enfant magnifique en bonne santé, de pouvoir aujourd’hui le serrer tout mon soûl dans mes bras, de m’être tirée d’affaires. Quant aux séquelles, elles sont gérables. Avec un AVC en prime du reste, j’aurais pu rester muette (voilà qui en aurait peut-être arrangé certains !), être diminuée or je suis entière. Bref, oui j’ai de la chance !

Idem en amour. J’ai souvent cette discussion avec mon copilote de vie. Certaines personnes nous citent en exemple pour la longévité de notre union et l’intensité de cette dernière. Alors moi, je lui dis « On a de la chance quand même« . Ce sur quoi, il me répond en panique : « Malheureuse, ne dis pas cela ! Et si demain, nous nous séparions, on ne sait jamais ce qui peut arriver…« . « Parfaitement Copilote de vie, de la chance ! » lui rétorque-je systématiquement. De la chance d’avoir vécu 24 années de bonheur avec toi, de la chance de t’aimer aujourd’hui encore plus qu’au premier jour, de la chance de te trouver l’homme le plus beau de la terre. Et quoi qu’il arrive demain, si moi aussi, je tombe d’un gratte-ciel car mon cher et tendre aura eu l’idée saugrenue d’aller coucher avec Julie Gayet, ces années-là, personne ne me les volera ; c’est acquis et j’aurai eu de la chance de les avoir vécues.

Idem en chimio. Les quatre premières se sont très bien passées. Peut-être devrais-je me taire pour conjurer le mauvais sort ? J’ai vraiment de la chance que cela se passe aussi bien. « Hola malheureuse, êtes-vous en train de vous dire derrière vos écrans, et si les deux dernières te conduisaient en enfer ! » Eh bien encore et toujours de la chance que 66,66% des chimios se soient bien passées ; de la chance d’avoir été détectée à temps pour ce putain de cancer qui est quand même le cancer que l’on prendrait si l’on devait choisir car on a la chance de le guérir très souvent ; de la chance d’avoir rencontré les bonnes personnes pour m’orienter et me soigner ; de la chance d’être dans un pays où l’on est bien pris en charge (en dépit de mes râleries vis à vis du milieu médical par moment).

La chance, elle est là, chez tout le monde, j’en suis sûre. Il suffit de savoir la regarder. Il suffit d’avoir envie de la voir. C’est en tout cas ma théorie, celle qui me porte dans cette bataille et qui fait de moi, une éternelle angoissée certes, mais résolument optimiste au fond. C’est pas d’la chance ça ?

Appel à la vigilance

Avis à la population ! Certains Rouennais font l’objet de visites à domicile de la part d’individus qui se déclarent mandatés par la Ville pour vérifier la présence de termites dans les toitures. Ceci dans le cadre d’une prétendue « opération d’inspection et de rénovation ». La Ville invite ses administrés à faire preuve de méfiance car elle n’a missionné aucune société pour une telle intervention.

Reconstitution avec un expert en accidentologie après la mort d’un motard entre Duclair et Barentin

SEINE-MARITIME – Une reconstitution a été organisée mercredi 29 janvier entre 10 h et 12 h, sur la RD143 à Saint-Pierre-de-Varengeville. Il s’agissait pour les gendarmes de Duclair qui enquêtent sur un accident mortel de la circulation entre une moto et un semi-remorque d’essayer de comprendre ce qui a bien pu se passer ce mardi 7 janvier vers 14 heures. (Lire ici le rappel des faits).

Un expert en accidentologie mandaté par le parquet de Rouen a assisté à cette reconstitution qui a mis en scène, dans la même configuration que le jour de l’accident, le semi-remorque et une moto pilotée par un gendarme de l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR76). Ce dernier a procédé à des tests de vitesse, de freinage et de trajectoire. Tous les éléments seront consignés dans un rapport qui sera remis d’ici à quelques semaines à l’autorité judiciaire. Ils devraient permettre de déterminer les circonstances dans lesquelles le pilote de la moto, âgé de 32 ans, a trouvé la mort.

Pour la circonstance, la route qui relie Duclair et Barentin a été coupée à la circulation le temps nécessaire.

Ecole de Management de Normandie: une grande école conquérante!

L’Ecole de Management de Normandie est en pleine forme et se fait conquérante… Alors que l’école de commerce de Rouen choisit de s’allier à celle de Reims pour tenter de sortir de l’ombre portée parisienne, l’Ecole de Management de Normandie choisit d’unir Caen au Havre au sein de la Communauté Universitaire d’Etablissements « Normandie Université » et préfère ouvrir une antenne à Paris et à Oxford…  La Normandie conquérante est donc sur l’Estuaire, dopée par le bon air marin venu du grand large !

Lire ainsi l’article ci-dessous paru dans Ouest France (édition caennaise, 30/01/14)

ENM

 

 

L’Ecole de Management de Normandie, une école « anglo-normande »…

 

ENM anglo-normande

Quelques nouvelles de la Ligne Nouvelle Paris Normandie…

Pendant que le débat fait rage sur le découpage régional, le rôle des métropoles et autres tartes à la crème plus ou moins réussies censées remplacer l’actuel mille-feuille, le dossier de la ligne nouvelle Paris Normandie avance à petite vitesse… Pour arriver en gare d’ici 2020. 

Le comité de pilotage définitif vient d’être constitué afin de préparer les études (60 millions d’euros) pour mettre en place les fuseaux précis nécessaires au passage des futures voies…

Lire ci-dessous l’article de Xavier ORIOT paru dans l’édition caennaise de Ouest-France (30/01/14)

LNPN NOUVELLES 2014

Mort suspecte d’un sans domicile fixe dans les parties communes d’un immeuble à Rouen

Mort suspecte d'un sans domicile fixe dans les parties communes d'un immeuble à Rouen
SEINE-MARITIME – Le corps sans vie d’un homme âgé de 60 ans, sans domicile fixe, a été découvert lundi 27 janvier vers 16 h 30 dans les parties communes d’un immeuble situé 6, rue du Cercle, dans le quartier de la place du Vieux Marché à Rouen. Lorsque les sapeurs-pompiers et le médecin du Samu, il n’y avait plus rien à faire pour la victime.

Les premières constatations ont laissé à penser que le sexagénaire a pu faire une chute mortelle dans l’escalier. Une enquête a été ouverte par le service de quart judiciaire qui examine toutes les hypothèses : chute accidentelle, malaise ou homicide. Une autopsie a été pratiquée ce jeudi après-midi à l’institut médico-légal de Rouen. Les résultats ne devraient pas être connus avant demain matin.

Le SDF était hébergé occasionnellement dans l’immeuble chez un ami avec lequel il passait des soirées bien arosées. Ce dernier a été entendu par les policiers, ainsi que les habitants de l’immeuble.  

RATTRAPAGE COUPES

Districts Fluvial & Vallée Rattrapage des divers coupes. Dimanche 9,16 et 23 février 2014, se dérouleront à 14h30 les rencontres de coupes qui n’ont pu se dérouler le dimanche 26 janvier 2014 à cause des conditions météorologiques. 5ème tour Coupe de […]

24 heures de la BD 2014 (voire un peu plus)

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Ce récit a été réalisé dans le cadre des 24 heures de la BD. Le principe est simple, pour ceux qui ne connaissent pas : il faut réaliser un récit de 22 planches, plus une couverture et une dernière de couverture, en l’espace de 24 heures et sous une contrainte dévoilée au dernier moment. Ce qui peut expliquer le côté rushé du scénario ou du dessin. A ce sujet, il se trouve que des notions telles que l’anatomie et la perspective aient pu subir des maltraitances durant la réalisation de cette BD, mais c’était totalement indépendant de ma volonté.

La contrainte de cette année a posé souci. Non seulement parce qu’elle était particulièrement compliquée à respecter, mais aussi parce que certains auteurs plus bougons que d’autres ont purement et simplement refusés de se plier à l’exercice. Les raisons sont multiples, je vous laisse faire votre enquête de votre côté, mais en effet, la contrainte a pu apparaitre comme étant une private joke émanant d’un cercle fermés d’auteurs. Mais laquelle est-elle cette contrainte alors ?

J’ai préféré ne pas la mettre en préambule de mon récit, afin de voir si tout pouvait se lire de façon fluide et sans que le thème ressorte trop en filigrane : « l’édition 2014 a demandé aux participants de réaliser un récit en bande dessinée à partir de 90 photos, choisies pour l’occasion sur l’instagram de l’auteur Boulet, acteur bien connu de la blogosphère », à raison de 4 photos par planche, dans l’ordre qu’on veut. Naturellement, ces photos sont assez « random », donc ce fut assez compliqué d’en tirer un fil rouge, un lien entre elles, une histoire. Ca fait carrément une contrainte par case. Ces photos sont consultables ici.

Pour ma part, j’ai pu parfois reprendre des photos intégralement, parfois juste un élément, une pose, une attitude, et parfois juste une référence dans un dialogue. Vous pouvez vous amuser à déceler ces liens dans chacunes de mes cases ! En tout cas, j’espère que la lecture vous a plu. J’ai ai bien chié, j’ai pas mal dépassé la limite des 24 heures, durant lesquels j’ai pourtant bossé intégralement, mais je pouvais me résoudre à livrer un récit avec du texte écrit de ma main : j’écris comme un cochon.

Voilà, cap sur d’autres projets maintenant !

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Le p’tit bonheur du jour : un super dessin !

@Alexis Delahaye

@Alexis Delahaye

Quand je vous l’dis que la vie est truffée de p’tits bonheurs ! Moi, j’en ai un qui m’est arrivé ce matin par mail. Un copain dessinateur, avec lequel je travaille avec effroi chaque année sur une pochette de disque, m’a offert mon p’tit bonheur du jour. Avec effroi, oui, oui. Pourquoi ? Parce qu’il est toujours en retard. Sauf que lui, ses retards se comptent en heures, en jours, en semaines même. Mais il le fait avec une bonhommie déconcertante, tant et si bien que, quand bien même je déciderais de le jeter par la fenêtre de rage, je ne pourrais le faire tant il me désarme avec sa décontraction qui contraste singulièrement avec ma psychorigidité…

Ah, Alexis… Comme je te maudis chaque année ; comme je peste contre toi… Pourtant, je sais que ce n’est pas de ta faute (il a un lourd capital en termes d’hérédité surtout côté masculin ; bisous, bisous Anne et Dom !), mais je sais qu’inéluctablement tous les ans, on sera à l’arrache (mais néanmoins à temps, in extremis) pour boucler le projet.
En tout cas, ce matin, vu que nous n’avions pas rendez-vous, il était, de fait, en avance pour une fois ! Avec un bien joli mot en prime qui m’a beaucoup touchée. Et ce dessin que j’adore et que je partage, de fait, avec vous. Ce sera d’ailleurs ma nouvelle bannière Facebook et Twitter ! Mille bises Alexis en tout cas pour cette charmante attention qui a fait mouche et qui m’a donné le sourire toute la journée !

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