A la sortie d’un poussif ascenseur en bois et au bout d’un couloir sombre s’ouvre un dédale de coursives et d’escaliers de fer à ciel ouvert: dans les quartiers historiques de la capitale égyptienne surpeuplée, de véritables petits mondes parallèles se sont formés au sommet des immeubles.
Sur un toit-terrasse surplombant l’emblématique place Tahrir du Caire, une petite communauté d’habitants s’est constituée au fil des décennies car, dans la plus importante mégapole d’Afrique avec officiellement plus de 18 millions d’habitants, se loger à bas coût est un parcours du combattant. Alors pour la famille de Choukri Mahmoud, comme pour beaucoup d’autres, la solution pour trouver un foyer est venue d’en haut.