Mobilisation anti homophobe au lycée Val de Seine.
Les élèves des lycées Val de Seine se sont réunis de bonne heure hier vendredi devant les portes de l’établissement afin de protester contre l’agression dont a été victime Léa, une lycéennes de 18 ans en terminale économique, violences qui, d’après le témoignage de la jeune femme et de témoins, auraient une origine homophobe. Drapeaux et banderoles « arc-en-ciel », « ola » et rondes solidaires ont animé cette courte manifestation interrompue rapidement par les conditions atmosphériques et, surtout, par l’initiative de la proviseur adjointe invitant les étudiant à gagner la salle polyvalente afin de participer à un débat avec deux associations invitées à intervenir sur le sujet, GayT et SOS Homophobie. Cette intervention de l’administration de l’établissement n’a pas été du goût de tous les jeunes massés sur le parvis. Ainsi, Manon, 18 ans regrettait-elle que « pour une fois que l’on est presque tous solidaires, on nous en empêche de manifester notre soutien en essayant de nous canaliser. Nous trouvons cela inacceptable car cela est fait dans le but certainement de faire le moins de bruit possible… ». Cette réflexion sera reprise par Alicia et Lisa, 18 ans qui ajoutent : « Cette manière de procéder est monnaie courante dans ce lycée. Dernièrement l’administration nous a intimer le conseil de ne pas faire filtrer le fait que 8 cas de gale se sont déclarés à Val de Seine… Tout est fait pour minimiser ces affaires et ne pas entacher la réputation du lycée ». En outre, si une majorité d’étudiants soutenaient cette manifestation « malgré la non reconnaissance par l’adjoint au procureur de la république du caractère homophobe de l’agression », d’autres élèves au nombre desquels José, 19 ans, admettaient volontiers que « cet événement ne relevait que d’une dispute comme il en a toujours existé » et que « cela ne justifiait pas un arrêt des cours ». Ce vendredi matin (7 février), des élèves du lycée Val de Seine de Grand-Quevilly (Seine-Maritime) ont organisé un rassemblement de soutien après l’agression, en début de semaine, d’une de leurs camarades. La jeune fille affirme avoir été victime de violences à caractère homophobe. La direction de l’établissement scolaire a ensuite organisé un débat sur l’homophobie, les discriminations, le respect des autres et les libertés individuelles. l’adjoint au procureur de la République ne reconnaîtrait pas le caractère homophobe de l’agression alors que la victime et même le proviseur avaient reconnu les propos homophobes des agresseurs selon le journal Paris-Normandie.