La Ville et Logiseine inauguraient le 22 février un nouveau programme de logements aux Cateliers et en lançaient un autre. En dix ans, le quartier a pris forme, à la charnière de la commune, entre plateau et vallée. Il compte déjà 230 logements et deux résidences étudiantes. Première étape du rendez-vous de ce week-end, la coupe du ruban inaugural des seize pavillons en location-accession qui viennent de s'achever rue Danielle-Casanova. Sur la lancée était posée la première pierre d'un nouveau programme mixte de 80 logements locatifs, collectifs et individuels, dans la rue voisine, rue Geneviève-de-Gaulle. Peu à peu le quartier des Cateliers, lancé il y dix ans, devient une réalité : deux parcelles restent à construire, dont l'une est déjà en cours de commercialisation par Nexity. "Le quartier des Cateliers est devenu une charnière urbaine, entre le haut et le bas de la ville, avec un habitat de qualité, a souligné le maire, Hubert Wulfranc. Sa particularité est de mêler différents produits : du locatif, des lots à bâtir, de l'accession, de la location-accession." Pour Logiseine, la construction du quartier est l'occasion de reconstituer son patrimoine de logements, "600 ont été détruits sur le quartier Jean-Macé, indiquait son président, Jean-Luc Schroeder. Avec l'Anru [l'Agence nationale de rénovation urbaine], il y avait le souhait de diversifier l'offre de logements, de ne pas faire que du locatif et de permettre d’accéder à la propriété. La location-accession fonctionne bien : en dix ans, nous avons mené six opérations avec 54 logements en location-accession, et un seul échec."
À côté des élus qui ont pensé ce projet et les constructeurs qui le réalisent, il y aussi maintenant les habitants, qui suivent de près le développement de leur quartier des Cateliers. Deux cents trente logements ont été construits, soit environ 550 habitants, sans oublier les 280 chambres étudiantes des résidences rue des Cateliers. Plusieurs de ces habitants étaient présents à l'inauguration. Si certains s'inquiètent des nouvelles constructions qui leur créent des vis-à-vis, d'autres assurent s'y sentir bien. Guillaume Briquet a construit sa maison il y a peu, il est venu par curiosité, il apprécie le calme du quartier. Dominique Sinoir a fait construire en 2009 dans l'un des premiers programmes, il se souvient des carrières et décharges qui s'étalaient là avant, où il jouait quand il était jeune. "On ne pouvait pas laisser tout ça en friche, dit il. Ça fait un joli quartier, moderne, tout en BBC [bâtiment basse consommation], et dans la mixité. Les voisins sont gentils, on se sent bien ici." Béatrice Morvan est un nouvelle habitante, elle vient de s’installer dans un des pavillons en location-accession. Elle n'a pas fait un long voyage pour poser ses valises, elle était locataire de l'autre côté de la rue Julian-Grimau : "Nous voulions rester par là, explique-t-elle. Ici, on est près de tout, Leclerc, le parc, la forêt…" Ce qui n'empêche pas les uns d'espérer voir s'installer une boulangerie, d'autres un espace de jeux pour les enfants. Un quartier est né.