«Il n’avait pas l’air méchant », explique aux policiers l’adolescent victime de l’agression sexuelle. Debout à la barre devant les juges du tribunal correctionnel du Havre, le prévenu âgé de 49 ans tremble, malgré de larges épaules, dans un pardessus bien trop grand pour lui. Si l’expert psychiatre n’a pas relevé d’anomalie mentale chez cet habitant de Fécamp, ses réponses déconcertent, tant elles tendraient à renvoyer la responsabilité des faits sur le garçon de dix-sept ans.