Les prévisions d’effectifs en question.
Les enseignants et parents d’élèves du collège Fernand Léger ne sont pas contents et ils le font savoir. Ils se sont réunis lundi soir devant l’inspection académique pendant que leurs représentants y étaient reçus à leur demande. En effet, le malaise est profond et ne date pas d’aujourd’hui. Ainsi, Emilie Louvel, professeure de SVT et porte-parole du groupe explique t-elle. « Nous subissons, depuis 2012, les conséquences d’une erreur dans les prévisions d’effectifs. Nous avions 4 classes de 6e et 4 classes de 4e alors qu’il nous en aurait fallu 5 pour chacun de ces niveaux. Lors de la dernière rentrée, nous avons récupéré la cinquième division qui nous manquait pour nos actuels 3e mais les 5e sont quant à elles restées à 4 divisions. Ces collégiens de 5e sont ceux qui ont le plus de mesures éducatives et les effectifs sont très chargés (98 élèves de 5e dans 4 classes) ». Au vu des chiffres actuels et des prévisions (97 élèves en 6e à la rentrée 2014) il apparaîtrait que la perte de 2 classes se soient jouées de très peu. D’autant qu’à ces prévisions il est nécessaire d’y ajouter 3 élèves déjà pré inscrits ainsi que 4 nouvelles inscriptions. « Cette prévision de structure pour la rentrée 2014 nous suggère que les difficultés rencontrées depuis l’an passé avec nos actuelles classes de 5e perdureront l’an prochain en 4e et se reproduiront avec nos futures 6e » ajoute Emilie Louvel. Nous accueillons ces chiffres avec d’autant plus de circonspection que de nouvelles constructions d’habitation sont d’ores et déjà en vente et en location dans notre secteur ce qui devrait amener une population scolaire supplémentaire ». Pour toutes ces raisons, Olivier David et Edouard Dieudonné, soutenus par les syndicats SNES/FSU ainsi que par la FCPE, ont demandé à l’inspecteur d’académie « que leur soit redonné les deux divisons qui manqueront à la rentrée prochaine, afin que tous les membres de la communauté éducative puissent travailler dans des conditions décentes et sereines afin que les élèves aient les meilleures chances de réussir leur scolarité et que leurs parents se sentent soutenus par l’institution scolaire pour les y aider ».