Une analyse édifiante

– La révolte gronde dans ce que j’appelle la France périphérique, c’est-à-dire les territoires qui sont à l’écart des grandes métropoles : bourgs, petites villes, la plupart des villes moyennes, une partie du périurbain et le monde rural. C’est une immense partie du territoire qui accueille 60% de la population et 80% des nouvelles catégories populaires : ouvriers, employés, petite classe moyenne en voie de paupérisation, jeunes et retraités issus de ces catégories.

Depuis quelques années, toutes les radicalités sociales et politiques viennent de cette France périphérique. Les bonnets rouges, par exemple, ne partent pas de Nantes, Brest ou Rennes, mais de Carhaix et du fin fond du Finistère. De même, la carte des plans sociaux est calée sur cette France de petits bourgs souvent méconnus. Et les poussées du FN aux municipales viennent, elles aussi, de ces territoires : Brignoles, Hénin-Beaumont, Béziers, etc. C’est une France des fragilités sociales et économiques favorable au social, mais uniquement pour sa communauté. Des électeurs qui développent un discours très hostile aux « fainéants », aux « assistés », et, en réalité, aux immigrés.

On assiste à une critique paradoxale de l’Etat-providence par ceux qui en ont le plus besoin. Aux municipales, la gauche s’est effondrée dans cette France-là, mais a bien résisté dans les grandes métropoles… – La malédiction de la gauche, c’est d’avoir gagné la mairie de Paris en 2001. Aujourd’hui, si on veut gagner la France, il faut perdre Paris ! La logique métropolitaine repose sur la dynamique de l’économie-monde, et ça marche : on estime que deux tiers du PIB sont réalisés dans les métropoles, ce qui, in fine, permet des transferts vers les autres territoires. Ces moteurs économiques ont mécaniquement attiré les populations les plus qualifiées en entraînant une gentrification du parc de logements privé, inaccessible désormais aux catégories modestes.

Cette disparition de l’essentiel des classes populaires de ces lieux du pouvoir économique et culturel est au cœur du malaise français car, pour la première fois dans l’histoire, les catégories populaires ne vivent pas là où sont produites les richesses. La disparition du parc privé « social de fait » n’est pas compensée par la construction de logements sociaux ; un parc social qui s’est spécialisé peu à peu dans l’accueil des populations immigrées et qui explique que ces territoires soient aussi les plus inégalitaires de France. Dans ces métropoles, l’ouverture, la mondialisation, est une bénédiction, les majorités électorales qui s’y dessinent favorisent donc mécaniquement le PS (Paris, Lyon, Lille, etc.), les Verts et la droite modérée (Juppé à Bordeaux, Moudenc à Toulouse…).

A vous entendre, dans les métropoles et les banlieues, c’est l’alliance des bobos et des immigrés qui fait gagner la gauche. Pourtant, aux municipales, les banlieues ont voté à droite…

– Cette « alliance objective », plus qu’une « alliance », est d’abord le fruit d’une géographie inédite puisque aujourd’hui deux tiers des immigrés extraeuropéens et plus de 60% des cadres se concentrent dans les agglomérations de plus de 200.000 habitants. Ce qui est vrai, c’est qu’aux municipales les musulmans n’ont pas voté à gauche. Mais cette désaffection renvoie à une erreur de diagnostic sur le vote Hollande en 2012 (ou Royal en 2007). A l’époque, la communauté musulmane a voté à plus de 90% pour Hollande uniquement par rejet de Sarkozy. De la même manière, les « petits Blancs » qui ont rallié massivement Sarkozy en 2012 vivaient dans le fantasme d’un Hollande candidat des musulmans et des immigrés. Il faut relativiser fortement les résultats des municipales en banlieue. Les gens ne votent pas. Les municipales en banlieue, ce sont des élections sans le peuple. Au contraire de la présidentielle de 2012, où les catégories populaires se sont déplacées, ce qui a permis la victoire simultanée des thèses de Patrick Buisson à droite et de celles de la fondation Terra Nova à gauche.

Sur toutes ces questions ethnoculturelles, droite et gauche tiennent un discours officiel républicain mais ont des pratiques de campagne communautaristes. Or, aujourd’hui, les classes populaires se déterminent de plus en plus sur des questions identitaires. Donc, d’un côté, la gauche agite le spectre du racisme pour mobiliser les minorités, de l’autre la droite fustige l’islamisation pour séduire les « petits Blancs ».

Si les classes populaires se déterminent sur les questions identitaires et non plus économiques et sociales, le choix de Manuel Valls, c’est une bonne réponse de la gauche pour essayer de les reconquérir ?

– C’est le meilleur pour répondre à la demande d’autorité. Mais comme la question identitaire est aussi ethnoculturelle, il lui sera difficile de parler en même temps aux « petits Blancs » et aux musulmans. Autre difficulté, les attentes des électeurs musulmans sont à des années-lumière de celles de la gauche sociétale. Ils sont ancrés dans la tradition et réagissent exactement de la même manière que les « petits Blancs ». Depuis vingt ans, la réislamisation des banlieues d’un côté et le vote FN de l’autre sont les deux faces de la même médaille.

Aujourd’hui, chez les jeunes et dans les milieux populaires quelle que soit l’origine, la question identitaire est portée comme un étendard. Ces populations se nourrissent d’un bricolage ethnoculturel par effet miroir. Il marche pour tout le monde : le petit Blanc, le petit juif, le petit musulman, le petit Noir car l’identité, c’est aussi quelque chose que le regard de l’autre vous fait porter. C’est la fin du modèle républicain ? –

Ce modèle assimilationniste est mort. On assiste à l’émergence de la société multiculturelle. Nous, Français élevés au biberon du républicanisme, sommes très mal à l’aise avec cette réalité. Or la société multiculturelle, c’est une société où l’autre ne devient pas soi. Si l’autre ne devient pas soi, j’ai besoin de savoir combien va être l’autre. La crainte d’être ou de devenir minoritaire est une angoisse identitaire quelle que soit l’origine. Sur cette question, on est tous fondamentalement pareils : le cadre, l’ouvrier, le musulman… On peut avoir un discours de gauche, de droite ou d’extrême droite mais on réagit de la même façon. Pourtant le vote FN est parfois massif dans des régions où il n’y a pas d’immigrés, et inversement il peut être faible là où il y en a beaucoup…

– Il faut rappeler dans quel contexte s’inscrit la montée du FN. Le dernier rapport de la CNCDH (Commission nationale consultative des Droits de l’Homme) confirme une tendance observée depuis plus de quinze ans, un rejet massif de l’immigration : 75% des sondés jugent qu’il y a trop d’immigrés. Cette question préoccupe la société tout entière et s’exprime différemment en fonction du lieu de vie, de la couleur politique et de la situation sociale. Mais il y a bien un point commun entre le vote frontiste et les pratiques de contournement de la carte scolaire : le rejet de l’immigration. De la même manière, la localisation de l’immigration n’est pas un bon indicateur pour mesurer le vote FN. Il était très fort en Seine-Saint-Denis à la fin des années 1980 et il a reflué parce que les « petits Blancs » sont partis. Le potentiel électoral du FN s’est déplacé en Seine-et-Marne, dans le Val-d’Oise ou dans l’Oise, dans les lotissements pavillonnaires bas de gamme construits dans les années 1970-1980 pour accueillir notamment ceux qui fuyaient la petite couronne. Ces électeurs peuvent vivre dans des villages où il n’y a pas d’immigrés, mais ils trimballent avec eux leur histoire et leur vote.

Prendre sa valise, quitter l’endroit où l’on est né, c’est un acte très fort, source d’un fort ressentiment. Un déménagement, c’est encore plus violent qu’un vote. Cela signifie que les gens ne veulent pas d’un « vivre ensemble » qu’on leur impose, ce qui n’interdit pas rencontre et fraternité. Mais aujourd’hui, et à l’exception des primo-arrivants, personne, pas plus les « petits Blancs » que les bobos, ne s’installe à La Courneuve ou à Clichy-sous-Bois. A bien des égards, la société multiculturelle française ressemble de plus en plus à celle qui existe en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Et est-ce que c’est forcément la barbarie ou la guerre civile ? – Non, c’est le paradoxe, « se séparer », c’est aussi refuser l’affrontement. D’ailleurs, les tensions ne sont vives que sur les rares « territoires de contacts » des catégories populaires. La poussée FN dans certaines petites villes pauvres du Sud ou du Nord repose avant tout sur un conflit territorial non-dit, exacerbé par des dynamiques démographiques différenciées.

Dimanche 25 MAI: Seconde journée du championnat régional de CHOULE CROSSE

Avis aux amateurs, en attendant, dans un proche avenir le multiplexe de choule crosse normande commenté par Jacques Vandroux sur les grandes ondes d’une chaîne de radio nationale, l’Etoile de Normandie vous informe que la seconde journée de la coupe « Marin Deschamps », le championnat régional de choule crosse normande, aura lieu dimanche prochain, le 25 mai 2014 à Saint Côme du Mont (Manche), sur le terrain face à la maison du parc des marais du Cotentin et Bessin: les matchs débuteront à partir de 14h00 précédés d’une heure d’initiation à la choule ouverte à tous les curieux…

VENEZ NOMBREUX !

Pour mémoire, cet article paru dans la presse locale concernant la journée normande du 8 MAI dernier à la Roche d’Oëtre près de Falaise…

 

REUNIFICATION: l’UNION pour la REGION NORMANDE écrit au ministre…

L’Etoile de Normandie vous fait part du courrier que vient d’envoyer l’Union pour la Région Normande (URN proche de l’UMP) au secrétaire d’état André VALLINI en charge de la réforme territoriale. Cet envoi qui suit le nôtre au titre du collectif « Bienvenue en Normandie » est parfaitement complémentaire dans son argumentaire en faveur d’une carte à 15 régions qui parait pour de nombreuses raisons bien plus raisonnable que des projets à 8 ou 12 régions…


 

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 Le président de l’U.R.N à Monsieur André  VALLINI 

 

                                            Secrétaire d’Etat en  charge de la réforme territoriale

 

                                            Monsieur le Secrétaire d’Etat,

 

 

                    C’est au titre de Président de l’ «Union pour la Région Normande » association  prônant le regroupement des régions de Haute et de Basse Normandie en une seule collectivité que je m’adresse à vous afin de vous faire part de nos réflexions et de nos souhaits relativement au projet de réforme territoriale que vous êtes chargé de mettre en œuvre. Ce projet comporte deux volets l’un concernant les régions et l’autre  les départements. C’est bien sûr le volet régional qui retient prioritairement l’attention de notre association et notamment les dispositions qu’il prévoit concernant la réduction du nombre de régions françaises, les deux régions normandes actuelles se trouvant naturellement concernées par un tel  processus.

 

  Le Président de la République, le Premier Ministre, vous -même avez indiqué à plusieurs reprises que le fondement de la réforme territoriale reposait sur la nécessité incontournable de maitriser la dépense publique locale par le moyen d’économies considérables ainsi que vous l’avez souligné vous-même.

Cet objectif, nous le soutenons totalement de même que nous soutenons votre volonté de donner aux régions françaises le poids qu’elles devraient avoir dans le concert européen. Ce double objectif passe par la réduction du nombre des régions françaises. Cette réduction induit elle-même deux questions : combien de régions doit comporter la nouvelle carte régionale et selon quelle configuration géographique ?

 

     La première question –nombre de régions dans la nouvelle configuration- doit s’appuyer selon nous, sur les considérations suivantes :

 

Sur les 22 régions métropolitaines françaises , 12 (dont la basse et la haute Normandie) ont une population inférieure à 2 millions d’habitants. Si on ajoute à cette faiblesse démographique manifeste  des compétences et des moyens (notamment budgétaires) très inférieurs à ceux dont disposent beaucoup de leurs homologues européennes, on voit que le rétablissement d’un certain équilibre  pour les 12 régions concernées passe d’abord par leur regroupement qui fasse en sorte qu’aucune région métropolitaine française – à l’exception de la Corse- -n’ait une population inférieure à 3 millions d’habitants.

Le chiffre obtenu à la suite de cette diminution s’ajoutant aux régions dépassant ce poids démographique (Ile de France –Provence Côte d’Azur- Rhône-Alpes…) ferait qu’on atteindrait un chiffre global de 12 à 15 régions. Un chiffre notablement inférieur (Rapport Krattinger-Raffarin –Octobre 2013) suggérant 8 à 10 régions doit être écarté, selon nous, pour deux raisons majeures: la première, c’est qu’il aboutirait à la création de méga-régions technocratiques (type Grand-Ouest-Grand Nord …) avec, pour conséquence, une perte de proximité pour le citoyen. La seconde  de ces raisons est qu’elle fournit un argument (couramment utilisé) aux adversaires de la réforme territoriale qui voient dans l’émergence de grandes régions un risque majeur pour l’unité nationale française.

 

 

Le nombre de régions – 12 à 15- étant ainsi défini, la seconde question posée par le redécoupage  concerne la configuration géographique de chaque région. Des critères divers peuvent être pris en compte pour aboutir à celle-ci. Le facteur historico-culturel, important pour certaines régions n’apparaît pas déterminant pour d’autres. Des  éléments importants d’ordre économique  doivent constituer, selon nous, un critère décisif pour déterminer le futur découpage régional. Parmi ceux-ci la cohérence économique globale de la future entité régionale est certainement le facteur central sur lequel il doit reposer et lui assurer un  caractère homogène  garant de sa cohésion….

 

      A la lumière des considérations générales qui précèdent, l’examen objectif de la situation des régions de Basse et de Haute Normandie dans la perspective de réduction du nombre des régions françaises nous amène à la conclusion que la seule solution satisfaisant aux conditions qui viennent d’être évoquées est le regroupement des deux régions  normandes actuelles en une seule collectivité dénommée « Normandie » àl’exclusion de toute adjonction territoriale supplémentaire.

 

  En effet, examinons les trois principales configurations géographiques possibles s’inscrivant dans la perspective de la réforme territoriale concernant les deux régions normandes :

 

 

 

1ère configuration: chacune des deux régions normandes est intégrée à deux ensembles régionaux distincts (ex :Basse Normandie dans la Bretagne  – Haute Normandie dans la Région parisienne ou avec la Région Picardie)

 

 

 

2ème configuration: les deux régions normandes sont intégrées ensemble à une entité territoriale plus large ( ex : haute Normandie+ basse Normandie +Picardie )

 

 

 

3ème  configuration: les deux régions  normandes sont regroupées  dans une seule région « Normandie » sans « ajout » territorial

 

 

         Si  ces trois configurations souscrivent  à une des conditions s’inscrivant dans la réforme territoriale (« poids »démographique accru) seule la configuration 3 ( Normandie unifiée) répond aux autres conditions inséparables selon nous de l’existence d’une véritable région et qui ont été rappelées précédemment.

 

 

Une région  en effet, ce n’est pas un espace géographique indifférencié ou s’accumule les activités notamment économiques sans articulation les unes avec les autres. Elle doit posséder  une cohérence qui, pour qu’elle soit optimisée, doit disposer d’une gouvernance politique adaptée. Cette cohérence économique existe pour les deux régions normandes malgré la division administrative actuelle.

Plusieurs causes l’expliquent: les deux régions ont une façade maritime sur la Manche, mer  la plus fréquentée du Monde, elles possèdent en commun un estuaire, celui de la Seine tiré par le développement du Port du Havre, elles ont des relations importantes avec la puissante région parisienne, elles disposent toutes les deux d’une agriculture efficace avec des spécialisations territoriales etc…

Il n’est pas étonnant, dans  ces conditions, que  cette cohérence économique des deux régions  ait suscité des structures institutionnelles communes telles que la Chambre régionale d’Agriculture, le Comité Régional du Tourisme, la future CCI régionale normande, l’Etablissement Public Foncier de Normandie etc… A ces structures existantes s’ajoutent des projets transgressant les limites administratives régionales actuelles comme celui de la CCI de l’Estuaire de la Seine, celui de Pôle Métropolitain de l’Estuaire

A cette cohérence  économique indiscutable et attestée ainsi qu’on vient de le voir, on peut ajouter sur le plan de la géographie humaine un attachement tout aussi indiscutable des populations des deux régions normandes à un patrimoine  culturel  commun qui se traduit par des manifestations de grande ampleur tel que « Normandie impressionniste » dont le succès a été remarquable ou sur un autre plan par l’existence d’innombrables associations communes aux deux régions normandes.

 

       En dehors de cette cohérence qui est un argument fort pour un regroupement régional normand, une des conséquences de celui-ci serait une meilleure visibilité et attractivité de la nouvelle région au plan international. Vous l’avez-vous-même souligné: «Il est difficile d’expliquer à un investisseur chinois ou américain qu’il y a encore aujourd’hui deux Normandie »

 

      En résumé,  tout concourt  à voir émerger dans le processus de réforme territoriale annoncé,  un regroupement  de la Haute et de la Basse Normandie en une seule région. Ce regroupement doit-il être étendu à une région ou partie de région contigüe à la nouvelle région normande ainsi constituée ?

Selon nous, non ! En effet une telle configuration serait de nature à dissoudre le caractère de cohérence évoqué précédemment et les effets bénéfiques qu’il induit.

Prenons l’exemple de la proposition qui a été avancée par certains élus d’inclure la région Picardie dans un ensemble territorial regroupant cette région et les deux régions normandes. Le caractère disparate et artificiel d’une telle configuration apparaît immédiatement: qu’ont de commun les problématiques posées aux habitants du Sud de Oise et de l’Aisne se trouvant aux portes immédiates de Paris et celles des habitants de Cherbourg du Havre ou d’Alençon par exemple ?

Quelle serait l’unité d’une « région » s’étendant des confins des Ardennes au Mont Saint Michel ?  Une opposition  de notre part à envisager une telle configuration n’est motivée ni par un repliement sur nous- mêmes ni par une crispation identitaire mais par la prise en compte des arguments exposés précédemment.

Un argument d’une autre nature  vient appuyer cette opposition. Comme on le sait, la Loi MAPAM  (Modernisation de l’Action Publique et d’Affirmation des Métropoles) du 27 Janvier 2014 permet l’accession de Rouen au statut de métropole régionale, avec prise d’effet le 1er Janvier 2015. Cette mutation institutionnelle de l’Agglomération de Rouen (CREA) ne suffira pas à elle seule à lui donner les caractères d’une véritable métropole d’autant plus que la proximité avec Paris et l’Ile de France, dont l’attractivité est considérable, constitue pour elle un handicap.

Pour s’affirmer face à Paris,  Rouen  doit donc  s’appuyer sur des partenariats métropolitains  avec Le Havre et Caen et  sur une région normande forte et  homogène. Une adjonction à cette région de la Picardie, dont une partie notable se situe dans l’orbite parisienne, ne permettrait pas à Rouen de s’affirmer comme potentielle métropole du Nord-Ouest en l’imbriquant dans l’ensemble parisien et risquerait, à terme, de cantonner Rouen et  la Normandie au destin peu enviable de grande banlieue résidentielle de Paris et de l’Ile de France.

 

 

                   Il y a quelques semaines, à l’occasion d’une  interview que vous accordiez à un quotidien régional, après avoir évoqué les difficultés que comporte la mission dont vous êtes chargé, vous affirmiez votre détermination à « relever ce défi formidable : dessiner  la France du 21ème  siècle » .

Je forme le vœu que ce dessein de la France du 21ème siècle prenne en compte, concernant la Normandie, les considérations qui viennent de vous être exposées…

 

 

                   Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire d’Etat, à l’assurance de mes sentiments respectueux.

 

Yves LOIR, président de l’URN

 

 

 

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